Confluent des Océans
Calendrier spirituel

Calendrier spirituel

  Janvier

  1. De même que l’eau d’une fontaine s’écoule en un seul jaillissement mais retombe en une multitude de gouttes différenciées par l’espace et le temps, de même le jaillissement unique de la vérité en ses révélations.
  2. Tous les noms et les formes sont les vêtements et les voiles sous lesquels se cache la seule et unique vie.
  3. La vérité sans voile est toujours dépourvue d’intérêt pour l’esprit humain.
  4. Lorsque l’on se tient dos au soleil, notre ombre nous devance ; mais dès lors que l’on se tourne face à lui, elle est à la traîne.
  5. Nul n’a vu le Divin et continué à vivre. Pour voir le Divin, il faut se rendre non existant.
  6. La vérité ne peut être exprimée. Ce qui peut être dit n’est point la vérité.
  7. Le seul pouvoir, pour le mystique, est le pouvoir de l’amour.
  8. Si seulement les gens connaissaient leur propre religion, comme ils deviendraient tolérants et libres de toute inimitié à l’égard de la religion d’autrui !
  9. La vraie signification de la crucifixion est de crucifier le faux moi afin que le vrai moi puisse surgir. Tant que le faux moi n’est pas crucifié, le vrai moi ne s’épanouit pas.
  10. Un idéal est au-delà de l’explication. Soumettre le Divin à l’analyse revient à le faire tomber de son trône.
  11. Là où s’élève la flamme de l’amour, la connaissance de Dieu se déploie d’elle-même.
  12. La paix est la perfection de l’activité. Est parfait, ce qui est achevé en toutes ses parties, équilibré sous tous rapports, et sous le contrôle absolu de la volonté.
  13. Ne limitez point Dieu à votre vertu. Il transcende vos vertus, ô
  14. Les propensions d’un homme sont les racines de l’arbre de sa vie.
  15. Oui, enseignez vos préceptes altruistes, mais ne croyez pas pouvoir y enfermer le Divin. La bonté de chacun lui est propre.
  16. Apprendre à embrasser la norme divine et cesser de vouloir conformer le monde à notre propre norme du bien est la principale leçon de la religion.
  17. La pensée précise le sens de la destinée.
  18. Seule la croyance erronée égare ; la constance de l’intention mène toujours au but.
  19. Un roi reste roi, qu’il porte une couronne ornée de pierreries ou qu’il soit affublé de l’accoutrement du mendiant.
  20. Agir envers tout être humain comme s’il était un sanctuaire du Divin est l’accomplissement de toute religion.
  21. Le sage maintiendra l’équilibre entre l’amour et le pouvoir. Il veillera à l’accroissement et au déploiement constant de l’amour en sa propre nature, tout en raffermissant sa volonté afin que son cœur ne se brise pas contre le premier écueil.
  22. L’échec survient lorsque la volonté cède le pas à la raison.
  23. La victoire advient lorsque la raison, ce trésor de l’expérience, se soumet à la volonté.
  24. Il est une réponse à tout appel. Dieu vient au secours de ceux qui font appel à lui.
  25. Celui qui pense contre son propre désir est son propre ennemi.
  26. Le mental s’exprime avec des mots, le cœur dans l’étincelle du regard et l’âme au travers de l’éclat qui imprègne l’air ambiant et exerce un pouvoir d’attraction sur tous.
  27. L’amour est le bien que le monde entier s’arrache. Si vous le gardez dans votre cœur chaque âme voudra se porter acquéreur.
  28. La sincérité est le joyau qui prend forme dans le coquillage du cœur.
  29. L’apitoiement sur soi-même est la pire misère qui soit, car il accable l’homme au point que celui-ci ne perçoit plus qu’épreuves, troubles et maladies.
  30. Le cœur n’est pas vivant tant qu’il n’a pas fait l’expérience de la douleur.
  31. Les plaisirs de la vie nous aveuglent. C’est l’amour seul qui enlève la corrosion du cœur, ce miroir de l’âme.

Février

  1. La souffrance d’amour est la dynamite qui brise le cœur, même si celui-ci est dur comme la pierre.
  2. Nos vertus sont le fruit de l’amour, et nos péchés la conséquence de son absence.
  3. L’amour est l’essence de toute religion, de toute mystique et de toute
  4. Le feu de la dévotion purifie le cœur du fidèle et conduit à la liberté spirituelle.
  5. La mystique sans dévotion est semblable à un aliment cru : il ne pourra jamais être digéré.
  6. Celui qui couve le mal en son cœur reste aveugle à la beauté.
  7. Le sage, par l’étude de la nature, arrive à l’unité par la multiplicité et prend conscience de l’être de Dieu en sacrifiant son moi.
  8. L’amour se manifeste comme affection envers ceux que nous chérissons et comme pardon envers ceux que nous ne chérissons point.
  9. L’amour a fait passer l’homme du régime de l’unité au régime de la multiplicité, mais la même force peut le ramener du régime de la multiplicité à celui de l’unité.
  10. Quiconque pénètre le mystère des pulsations [cosmiques] connaît toutes choses en vérité.
  11. Celui qui parvient à l’état d’indifférence sans avoir éprouvé d’intérêt pour la vie est inaccompli et susceptible de succomber à tout instant à la tentation de l’intérêt [personnel] ; mais celui qui parvient à l’état d’indifférence en allant au bout de l’intérêt atteint réellement l’état de béatitude.
  12. La sagesse est supérieure à l’intellect, à la piété ou à la vie spirituelle, et elle est plus difficile à accomplir.
  13. La sagesse est l’intelligence dans sa pure essence, laquelle ne repose pas nécessairement sur la connaissance des noms et des formes.
  14. L’homme façonne son avenir par ses actions : chacun de ses actes bons ou mauvais répand une onde et se manifeste dans tout l’univers.
  15. L’univers est semblable à un dôme : il résonne en fonction des paroles que vous y prononcez et vous rend la pareille. Il en va de même de la loi de l’action : nous récoltons ce que nous semons.
  16. Nous cherchons toujours Dieu dans les nuées tandis qu’il nous est plus intime que notre propre âme.
  17. La concentration et la contemplation sont de grandes choses, mais nulle contemplation n’est supérieure à la vie qui nous entoure au quotidien.
  18. Celui qui espère changer le monde restera sur sa faim et devra changer sa manière de voir. Quand il aura accompli cela, alors la tolérance se fera jour, le pardon apparaîtra, et rien ne lui sera insupportable.
  19. Renoncer à ce que l’on ne parvient pas à obtenir n’est pas le véritable renoncement, c’est une faiblesse.
  20. La Voie consiste en chacun en la connaissance de l’aspiration [foncière] de son âme. Lorsque celui-ci est sur la voie de cette connaissance, il est religieux. Lorsqu’il s’écarte de cette voie, il devient irréligieux, impie.
  21. Le réformateur s’avance pour labourer le sol ; le prophète survient pour l’ensemencer ; puis le prêtre arrive pour moissonner la récolte.
  22. La vie est l’occasion qui nous est donnée d’assouvir la faim et d’étancher la soif de l’âme.
  23. La vérité seule peut aboutir : le mensonge est une perte de temps et d’énergie.
  24. Ne craignez point le Divin, mais considérez lucidement ce qui lui plaît et ce qui lui déplaît.
  25. Celui qui manque à soi-même fait défaut à tous. Celui qui se conquiert lui-même vainc tout.
  26. C’est en s’élevant au-dessus de la passion que l’on commence à découvrir ce qu’est l’amour.
  27. Croyez en Lui d’une foi enfantine, car la simplicité doublée d’intelligence est la marque des saints.
  28. Celui qui est à la hauteur de son idéal est souverain en cette vie. Celui qui n’y parvient pas est l’esclave de la vie.
  29. Chaque instant de notre vie est une occasion

Mars

 

  1. La nature parle plus fort que l’appel du
  2. Le prêtre bénit au nom de l’Église ; les branches de l’arbre, en s’inclinant, apportent la bénédiction de Dieu.
  3. L’âme apporte sa lumière du Ciel ; le mental acquiert sa connaissance de la terre. Aussi lorsque l’âme croit volontiers, il arrive que le mental doute encore.
  4. La poussière lancée vers le soleil retombe dans les yeux de ceux qui la
  5. L’homme est le créateur de ses propres
  6. Le véritable séjour du Divin est dans le cœur de l’homme. Lorsque celui- ci est paralysé par l’amertume ou la haine, les portes du sanctuaire sont closes, la lumière est celée.
  7. Factice est l’amour qui n’extirpe pas à la racine la prétention de l’homme à dire “Moi”. La première et ultime leçon de l’amour est “Non-moi”.
  8. On ne peut être simultanément la monture et le cavalier.
  9. Il importe davantage de connaître la vérité sur soi-même que d’essayer de découvrir la vérité du ciel et de l’enfer.
  10. Chacun poursuit les buts conformes à son niveau de perfectionnement.
  11. L’homme voit ce qu’il voit, au-delà il devient non voyant.
  12. La source de la vérité est au-dedans de l’homme. Il est à lui-même l’objet de son propre accomplissement.
  13. Tandis que la vie se déploie au-devant de l’homme, la première leçon qu’il en reçoit est l’humilité.
  14. Le Divin est vérité, et la vérité est le Divin.
  15. Tant que l’homme ne se perd pas de vue dans la vision du Divin, on ne peut pas dire qu’il vive réellement.
  16. À chaque étape du développement de l’homme, la conscience qu’il acquiert du Divin se modifie.
  17. En vérité, victorieux est celui qui s’est conquis lui-même.
  18. La prière est la plus noble des vertus, l’unique façon d’être libre de tout péché.
  19. Le fidèle sincère sait mieux que personne comment redevenir humble devant Dieu.
  20. Il est sage de voir toutes choses tout en sachant détourner les yeux de tout ce qu’il convient d’ignorer.
  21. Notre âme a le bonheur d’être touchée par la splendeur du Divin chaque fois que notre bouche lui rend grâce.
  22. Il n’est qu’un seul maître, le Divin lui-même, et nous sommes tous ses disciples.
  23. Toute la connaissance terrestre est un nuage qui nous cache le
  24. Le premier signe de la prise de conscience de la vérité est la tolérance.
  25. Celui qui a la tête remplie par la connaissance des noms et des formes n’a aucune capacité à connaître le Divin.
  26. L’homme est plus proche de Dieu que les poissons le sont de l’océan.
  27. Nous commençons dans la vie en nous efforçant d’être le maître ; il est extrêmement ardu d’apprendre à devenir disciple.
  28. Tant que le cœur n’est point vide, il ne peut accueillir la connaissance du Divin.
  29. L’homme accède à la vérité en fonction de son état de développement.
  30. Nous ne pourrons jamais rendre notre moi limité assez humble face à l’infinie perfection.
  31. Le seul fait de prononcer le nom de Dieu est une bénédiction à même d’emplir l’âme de lumière, de joie et de bonheur comme rien d’autre au monde.

 

Avril

 

  1. Lorsque l’on rend grâce au Divin pour sa beauté, l’âme est emplie de béatitude.

  2. La compassion est la racine de la religion, et tant que l’esprit de compassion sera vif dans votre cœur, la lumière de la religion guidera vos pas.
  3. La vie est une agonie pour l’égocentrique.
  4. Prodiguer la compassion est souveraineté, la désirer d’autrui est
  5. Dieu parle à l’oreille de tous les cœurs, mais tous ne l’entendent pas.
  6. De même que l’on peut voir lorsque les yeux sont ouverts, de même on peut comprendre quand le cœur s’ouvre.
  7. Mourir à soi est reconnaissance du Divin.
  8. De même que la lumière du soleil aide la plante à pousser, de même l’Esprit divin assiste l’âme dans sa progression vers la perfection.
  9. Les choses acquièrent de la valeur dès lors qu’on les désire ; alors seulement nous en connaissons le prix.
  10. Lorsqu’un homme contemple l’océan, il n’en perçoit que ce qui entre dans son champ de vision : il en va de même avec la vérité.
  11. Peu importe la manière dont le fidèle honore et révère la divinité à laquelle il rend un culte, seule compte la sincérité de son offrande.
  12. L’idéal du Divin est un pont qui relie la vie limitée à la vie infinie. Quiconque emprunte ce pont passe sans encombre de la vie limitée à la vie infinie.
  13. Celui qui veut comprendre comprend.
  14. L’homme est l’image du reflet de son imagination : il est aussi immense ou dérisoire qu’il se conçoit lui-même.
  15. Les grands maîtres de l’humanité deviennent des torrents d’amour.
  16. “Dieu est amour.” Trois mots qui ouvrent un champ illimité au penseur qui désire sonder les abîmes du secret de la vie.
  17. En surface, la mer produit les vagues et le fracas des brisants, mais le silence règne en ses profondeurs.
  18. Notre réussite ou notre échec dépendent de l’accord ou du désaccord entre notre volonté individuelle et le Vouloir divin.
  19. “Je suis la mer”, comprend [soudain] la vague, et, en retombant, elle se prosterne devant son Seigneur.
  20. Le secret du bonheur est caché sous le voile de la connaissance spirituelle.
  21. L’âme naît une première fois dans le faux moi et elle est aveugle ; c’est dans le vrai moi que l’âme ouvre les yeux.
  22. Recevoir l’enseignement qui permet d’apprendre à vivre est plus important que tout apprentissage médiumnique ou occulte.
  23. La connaissance sans l’amour est dépourvue de vie.
  24. Le but du mystique est de ne jamais perdre de vue l’idée d’unité et de découvrir les points d’union.
  25. Le sommeil repose mais l’éveil stimule.
  26. Chaque moment recèle son message propre.
  27. Faire du Divin une réalité est la véritable finalité de la pratique spirituelle.
  28. Chaque passion, chaque émotion, produit un effet sur le mental, et toute modification du mental, si infime soit-elle, produit un effet sur le corps.
  29. Lorsque les âmes communient, quelle vérité peuvent-elles échanger ? Elles se communiquent la vérité en silence, et celle-ci atteint toujours immanquablement son but.
  30. Tous les bénéfices, qu’ils soient matériels, spirituels, moraux ou mystiques, sont une réponse qui est faite à notre propre caractère.

 

Mai

  1. On peut jouir de toutes choses bonnes – richesse, amis, actes de bonté, amour que l’on donne et que l’on reçoit – dès lors que l’on a appris à ne pas se laisser aveugler par elles, à se soustraire à la déception et à notre répugnance à l’idée que les choses ne sont pas conformes à notre désir.
  2. Il n’est pas nécessaire de voiler la vérité, car elle se dérobe d’elle-même aux yeux de l’ignorant.
  3. Nul ne devrait permettre qu’autrui se serve de son esprit comme d’un moyen. Celui qui ne gouverne pas son
    propre esprit manque de maîtrise de soi.
  4. Le repos de l’esprit est aussi indispensable que le repos du corps ; malgré tout, nous maintenons celui-là continuellement en activité.
  5. Ceux qui ont réfléchi en profondeur au monde sont les mêmes que ceux qui ont pris le contrôle de leur activité mentale.
  6. L’unité dans la prise de conscience est de loin supérieure à l’unité dans la multiplicité.
  7. L’au-delà est semblable à un gramophone dont le mental fournit les disques ; si ceux-ci sont grossiers, l’appareil émettra des notes discordantes ; s’ils sont subtils, il diffusera des mélodies harmonieuses. Dans tous les cas, il joue les mêmes disques que ceux que l’homme a vécus en cette vie.
  8. Celui qui s’en remet à ses yeux pour voir, à ses oreilles pour entendre et à sa bouche pour parler n’est pas encore revenu d’entre les morts.
  9. Nous ensevelissons notre esprit sous notre corps, notre lumière sous le boisseau, et nous ne donnons jamais à l’esprit l’occasion de devenir conscient de soi.
  10. Lorsque nous nous consacrons à la pensée de Dieu, toute illumination et toute révélation sont nôtres.
  11. Communiquer avec, par et en Dieu est la meilleure manière de communiquer que le spiritualisme authentique peut nous enseigner.
  12. Le mystique aspire à ce qu’Omar Khayyam appelle “vin”, le vin du Christ qui étanche à jamais la soif de celui qui le boit.
  13. Notre moi limité est un mur qui nous sépare de l’être du Divin.
  14. La sagesse et la justice du Divin sont au-dedans de nous, tout en étant inaccessibles, car elles sont occultées par le voile de la finitude.
  15. Celui qui attend une récompense est inférieur à sa récompense ; celui qui renonce à un bien s’élève au-dessus de celui-ci.
  16. La pauvreté du renonçant est un véritable trésor en comparaison des richesses de celui qui s’y accroche de toutes ses forces.
  17. L’amour de Dieu est la dilatation du cœur, et tous les actes qui procèdent de celui qui aime le Divin sont vertus, il ne peut en être autrement.
  18. Le Divin est l’idéal qui élève l’humanité au summum de la perfection.
  19. Sage est celui qui traite une connaissance en ami, mais insensé est celui qui traite un ami comme une [simple] connaissance. Quant à celui qui traite amis et connaissances en étrangers, il est odieux, et sa cause est désespérée.
  20. Une connaissance approfondie de la vie est la véritable religion qui, seule, apporte aux hommes la compréhension de la vie.
  21. Prendre conscience que la vie dans sa plénitude consiste à “donner et recevoir”, c’est concrétiser la vérité et l’avènement spirituels de la démocratie réelle. Tant que cet esprit n’a pas pris forme chez l’individu, le monde dans son ensemble ne pourra accéder au stade supérieur.
  22. La vie parfaite consiste à poursuivre son propre idéal, non à s’interroger au sujet de l’idéal d’autrui. Laissez chacun tendre à son propre idéal.
  23. Le désir de chaque homme est fonction de son état de progression : ce pour quoi il est prêt est un bien désirable à ses yeux.
  24. Les débats sont pour ceux qui disent : “Ce que j’avance est vrai, et ce que tu allègues est faux.” Un sage ne prétend jamais une telle chose ; par conséquent, il ne débat point.
  25. La tolérance ne procède pas du savoir, mais de la pénétration, en comprenant que chacun est en droit de cheminer sur la voie qui convient à son tempérament.
  26. Tant qu’un individu désire obtenir quelque objet particulier que ce soit, il n’est pas en mesure de le dépasser.
  27. À chacun sa propre voie, et que chacun accomplisse ses propres aspirations afin qu’il puisse les dépasser par le haut en route vers le but éternel.
  28. La maîtrise de soi implique la maîtrise de tout le reste.
  29. Dieu est amour : dès lors que l’amour est attisé dans le cœur, Dieu s’y éveille.
  30. Tous les conflits du monde engendrés par les divergences religieuses résultent de l’insuffisance des hommes à reconnaître que l’essence du religieux est une, que la vérité est une, que Dieu est un. Comment pourrait- il exister deux essences du religieux ?
  31. Utiliser l’amitié dans un but égoïste revient à mélanger un poison amer au sirop de rose sucré.

Juin

  1. Les appétits corporels de l’homme le soustraient aux désirs de son cœur ; les désirs de son cœur le soustraient au séjour de son âme.
  2. Les paroles ne sont que l’ombre de la pensée et des sentiments.
  3. Plus l’âme est élevée plus vastes sont ses
  4. Le secret de l’ami, il nous faut le garder comme s’il s’agissait de notre propre secret. La faute de l’ami, il nous faut la cacher comme s’il s’agissait de notre propre faute.
  5. La retenue, la patience et la tolérance sont les seules conditions pour que deux cœurs indépendants restent unis.
  6. Nous tenons autrui pour responsable de nos peines et de nos malheurs, omettant de voir que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre monde.
  7. Personne ne nous semble inférieur lorsque notre cœur brûle de la flamme de la bienveillance et que nos yeux sont ouverts sur la vision du Divin.
  8. L’égoïsme rend l’homme aveugle à longueur de vie.
  9. L’ultime victoire dans ce combat qu’est la vie consiste, pour toute âme, à s’élever au-dessus des biens auxquels elle accordait autrefois le plus de prix.
  10. Lorsque la force mène la danse et que la sagesse suit, le visage de cette dernière est voilé et elle se prend les pieds dans le tapis ; mais quand c’est la sagesse qui occupe la tête et que la force suit, elles arrivent sans encombre à destination.
  11. La conduite d’ensemble de l’homme dans la vie dépend du contenu de sa pensée.
  12. Celui qui parvient à être suffisamment détaché pour garder les yeux ouverts sur tous ceux que les circonstances mettent en sa présence et discerner de quelle manière il peut leur venir en aide, celui-là deviendra riche, car il héritera du royaume du Divin.
  13. La vraie justice reste indiscernable tant que le voile de l’égoïsme n’a pas été ôté des yeux.
  14. Ce sont nos pensées qui ont couvé la félicité ou le malheur dont nous faisons l’expérience.
  15. L’amour – celui qui souffre, préférablement à celui qui jouit – est le meilleur moyen de rendre le cœur capable de refléter la force d’âme. Chaque coup reçu ouvre une porte d’où surgit la force d’âme.
  16. Chaque expérience sur le plan physique, cosmique ou mental n’est qu’un rêve qui défile devant l’âme.
  17. Le feu de la dévotion purifie le cœur du fidèle et le conduit à la liberté spirituelle.
  18. Lorsque le feu de l’amour engendre sa flamme, celle-ci, telle une torche, éclaire le chemin du fidèle dans la vie, et toute obscurité s’évanouit.
  19. C’est la méfiance qui induit en erreur, la sincérité mène toujours directement au but.
  20. L’amour réside dans la mise à disposition de soi. Seul ce qui est accompli, non pour la gloire ou le renom, ni pour la reconnaissance ou les remerciements de ceux qui en sont les bénéficiaires, est une amoureuse mise à disposition de soi.
  21. L’âme est entièrement lumière. L’obscurité est causée par la léthargie du cœur ; la douleur le rend à la vie.
  22. L’aptitude au pardon qui brûle toutes choses à l’exception de la beauté est la vertu de l’amour.
  23. Chacun compose la partition de sa propre vie ; s’il cause du tort à autrui, il rompt l’harmonie, et la dissonance fait son entrée dans la mélodie de sa vie.
  24. Celui qui, avec sincérité, cherche le véritable but de sa vie deviendra lui-même l’objet de cette finalité.
  25. Par le mouvement et le changement, la vie devient intelligible. Nous vivons dans l’impermanence, mais c’est la permanence que nous recherchons. C’est ce désir natif de l’âme qui conduit l’homme au Divin.
  26. Chaque être a une vocation déterminée, et celle-ci est la lumière qui éclaire sa vie. L’homme qui néglige sa vocation est comme une lampe éteinte.
  27. Le cœur somnole jusqu’à ce qu’il soit éveillé à la vie par un choc ; il est semblable à un silex dont le feu secret jaillit sous la forme d’une étincelle lorsqu’il est heurté par un autre.
  28. Le cœur éveillé dit : “Je dois donner, je ne dois rien exiger.” C’est ainsi qu’il passe une porte qui débouche sur une félicité constante.
  29. De même que les mondes sont maintenus par la chaleur du soleil, de même chacun d’entre nous est un atome maintenu en orbite par l’astre éternel que nous appelons Dieu. Au-dedans de nous réside le même foyer d’énergie que nous nommons “lumière”, ou amour de Dieu. Par son entremise, nous maintenons les êtres humains à l’intérieur de notre orbe, à moins que, privé de cet amour, nous ne les laissions choir.
  30. Dès lors qu’un homme se plonge au-dedans, il s’aperçoit que son vrai moi déborde le mouvement perpétuel de l’univers.

 

Juillet

  1. L’orgueil et la satisfaction qu’éprouve l’individu à l’égard de son propre savoir limitent son champ de vision.
  2. Il faut d’abord que l’homme instaure la paix en lui-même s’il veut voir advenir la paix dans le monde, car sans paix intérieure, tous ses efforts resteront vains.
  3. La connaissance de soi est l’indispensable science ; elle confère la connaissance du genre humain. La compréhension de l’être humain renferme une forme de connaissance de la nature qui révèle la loi de la Création.
  4. Tandis que l’homme [ordinaire] accuse autrui de lui faire du tort, le sage se réprimande en premier.
  5. Quelle que soit leur foi, de tout temps les sages ont su aller à la rencontre l’un de l’autre par-delà les limites imposées par la forme extérieure et les conventions, lesquelles sont naturelles et indispensables à la vie humaine mais divisent néanmoins l’humanité.
  6. C’est le message qui révèle le messager, non les prétentions de ce dernier.
  7. Chaque âme a une tâche déterminée à accomplir, et seul l’accomplissement de chaque raison d’être individuelle peut guider l’homme sans risque d’égarement. L’illumination lui vient par la médiation de son talent propre.
  8. Tandis que l’homme [ordinaire] juge autrui depuis son propre point de vue moral, le sage se place également du point de vue d’autrui.
  9. Tandis que l’homme [ordinaire] se réjouit de ce qui l’élève et s’afflige de sa chute, le sage considère ces deux choses comme des conséquences naturelles de la vie.
  10. Est un ami de Dieu celui dont le cœur est rempli d’amour et qui communie avec le Divin, non celui qui fait un effort intellectuel pour analyser [l’idée de] Dieu.
  11. Ne regrettez pas le passé, ne vous inquiétez pas de l’avenir, mais efforcez-vous de tirer le meilleur parti du présent.
  12. Celui qui est capable de vivifier le cœur d’autrui en y faisant naître la joie ou la gratitude vivifie sa propre vie dans les mêmes proportions.
  13. Il n’est pas de louange sans blâme : la louange n’existe pas sans son contraire.
  14. Les richesses et le pouvoir sont susceptibles de disparaître parce qu’ils sont extérieurs à nous-mêmes. Seul ce qui est intérieur est vraiment nôtre.
  15. Le monde évolue de l’imperfection vers la perfection. Il requiert tout l’amour et toute la compassion. Il est demandé à chacun d’entre nous de faire preuve d’une immense tendresse et d’une vigilance accrue.
  16. Le cœur de chaque homme, qu’il soit bon ou mauvais, est le séjour de Dieu, et nous devrions avoir soin de ne jamais blesser quiconque par des paroles ou par des actes.
  17. Nous devrions veiller à retirer de nous-mêmes toute épine qui nous pique en la personne d’autrui.
  18. Il y a en chaque âme une lumière. Il suffit de disperser les nuages qui l’obstruent pour qu’elle se mette à briller.
  19. Le véritable bonheur de l’âme consiste en l’expérience de la joie intérieure ; c’est pourquoi elle ne sera jamais complètement satisfaite par d’apparents plaisirs extérieurs. Son attache est avec le Divin, et rien de moins que la perfection ne pourra jamais la satisfaire.
  20. Chaque heurt en cette vie transperce le cœur et éveille notre sensibilité à la compassion envers autrui, tandis que chaque retour de la facilité nous endort un peu plus et nous prive de la conscience de tous.
  21. L’étude de la vie est la plus grande de toutes les religions, et il n’est pas de sujet d’étude plus noble ni plus digne d’intérêt.
  22. Nous pouvons apprendre à être vertueux même du plus grand pécheur qui soit, pourvu que nous le considérions comme un maître.
  23. La chaleur fait fondre, et le froid gèle. Une perle de glace dans un endroit chaud se répand et couvre une plus vaste surface, tandis qu’une goutte d’eau dans un lieu froid gèle et devient plus petite. Le repentir produit le même effet que la goutte d’eau qui s’étend dans un environnement chaud : il provoque la dilatation du cœur et son ouverture à l’universel, tandis que le durcissement du cœur est cause de limitation.
  24. Un certain équilibre devrait gouverner toutes nos actions, se montrer excessif ou tiède est pareillement nuisible.
  25. Notre esprit est l’élément réel qui nous constitue, le corps n’en est que le vêtement. Pas plus qu’un client ne trouvera la paix chez son tailleur au prétexte que son manteau en provient, l’esprit ne parviendra au vrai bonheur sur terre au simple motif que son corps s’y rattache.
  26. Chaque raison d’être a un commencement et une fin. Il s’ensuit que le Divin est par-delà toute raison d’être.
  27. Croyance et incroyance divisent l’humanité en de très nombreuses factions religieuses et la rendent aveugle à la vision de l’unité de toute vie.
  28. L’esprit ne peut aimer que l’esprit, lorsqu’il s’éprend de la forme, il se leurre lui-même.
  29. Aimer est une chose, comprendre en est une autre : celui qui aime est un adepte, mais celui comprend est un ami.
  30. Sur un million de personnes qui croient au Divin on en compterait à peine une seule qui fait du Divin une réalité.
  31. L’âme suffoque quand les portes du cœur sont closes.

 

Août

  1. La compréhension rend les difficultés de la vie plus légères à porter.
  2. Le même aromate cultivé dans diverses conditions atmosphériques diversifiera sa forme en conséquence tout en conservant ses propriétés.
  3. Songez, avant d’envier la situation de votre semblable, au mal qu’il s’est donné pour y parvenir.
  4. La vie est ce qu’elle est, vous ne la changerez pas, mais vous pouvez toujours vous changer.
  5. La vie est une série continue d’expériences, l’une conduisant à l’autre, jusqu’à ce que l’âme atteigne sa destination.
  6. La vie extérieure est l’ombre de la réalité intérieure.
  7. Au prix d’un seul échec le sage tire une leçon pour toute la vie.
  8. Plus vous progresserez spirituellement, plus vous vous écarterez des vues du commun.
  9. Un seul mot est parfois plus précieux que tous les trésors de la terre.
  10. L’étroitesse est le fait d’un être primitif ; c’est l’ouverture du cœur qui atteste l’évolution.
  11. Il est plus facile de trouver un chemin pour le Ciel que de trouver un chemin sur terre.
  12. C’est Dieu qui, par la main de l’homme, conçoit et mène à bien ses desseins dans la nature.
  13. L’amoureux de la nature est l’authentique adorateur du Divin.
  14. Dans les campagnes, on perçoit la gloire du Divin; en ville, on rend gloire à son nom.
  15. Les douleurs de la vie sont le prix à payer pour la vivification du cœur.
  16. Les paroles qui éclairent l’âme sont plus précieuses que des
  17. L’amour est la monnaie en circulation au sein de tous les peuples et en tout temps.
  18. Ne vous servez pas de l’exemple d’autrui pour excuser votre propre tort.
  19. Ferme les yeux sur la plus grande faute d’autrui, mais abstiens-toi d’y prendre part dans la moindre mesure.
  20. L’astuce et la complication ne sont pas nécessairement sagesse.
  21. Tous les trésors de la terre sont un trop faible salaire pour une seule parole qui embrase l’âme.
  22. Est vivant celui dont la compassion est en éveil ; est mort celui dont le cœur est en sommeil.
  23. Par nos pensées nous avons préparé pour nous-mêmes le bonheur et le malheur dont nous faisons l’expérience.
  24. Placez votre   confiance   en   Dieu   pour   ce   qui   est   du   soutien   et reconnaissez sa main invisible à l’œuvre dans toutes les sources.
  25. La foi est le a.-ba de la prise de conscience du Divin; cette foi commence par la prière.
  26. La passion est la fumée du feu de l’amour, et l’émotion son halo ; la générosité est la flamme qui éclaire le chemin.
  27. L’âme du Christ est la lumière de l’Univers.
  28. La mort est l’impôt dont l’âme doit s’acquitter pour avoir eu un nom et une forme.
  29. Une vie saine et une conscience claire sont deux ailes ajustées à l’âme.
  30. Le donateur est plus grand que le don.
  31. Celui qui consomme se consume ; celui qui accumule se dépossède ; mais celui qui donne se constitue un trésor pour l’éternité.

 

Septembre

  1. La joie et la peine sont complémentaires. Sans la joie, la peine n’existerait pas, et sans la peine, la joie nous resterait inconnue.
  2. L’apitoiement sur soi-même est la cause de toutes les doléances de la vie.
  3. Comment l’Être infini pourrait-il être limité ? Tout ce qui semble limité est, en son tréfonds, par-delà toute limitation.
  4. Le plaisir enraye l’inspiration, mais la douleur lui ouvre la voie.
  5. Il n’est pas d’autre source de bonheur que celle qui est dans le cœur de l’homme.
  6. Heureux celui qui fait le bien d’autrui, pitoyable celui qui attend qu’autrui lui fasse du bien.
  7. Une seule vertu a plus de force que mille vices.
  8. L’âme est soit rehaussée, soit rabaissée, par la force de sa propre pensée, de son propre discours et de ses propres actions.
  9. L’amour est identique aux bras de la Mère divine ; lorsque ces bras sont ouverts chaque âme s’y laisse embrasser.
  10. C’est le fruit qui fait s’incliner l’arbre jusqu’à terre.
  11. Afin d’apprendre le pardon, l’homme doit d’abord apprendre la tolérance.
  12. Le premier pas en direction du pardon est l’oubli.
  13. La seule manière de vivre au milieu d’influences discordantes est d’affermir sa volonté et de supporter toutes choses tout en conservant son élégance de caractère et sa noblesse de comportement, en plus d’un cœur éternel empli d’amour.
  14. L’attachement à un maître spirituel n’a pas pour finalité le maître, mais le Divin.
  15. Devenir froid au contact de la froideur du monde est un manque de constance ; se laisser broyer par la dureté du monde est faiblesse ; mais vivre dans le monde tout en prenant de l’altitude est comme marcher sur les eaux.
  16. Dieu seul mérite tout amour, et la liberté de l’amour réside dans le don qui en est fait au Divin.
  17. L’amour a le pouvoir d’ouvrir la porte de la vie éternelle.
  18. L’amour a ses limites lorsqu’il est dirigé vers des êtres limités, mais l’amour qui est tourné vers le Divin est sans limites.
  19. Le maître, si grand soit-il, ne pourra jamais octroyer sa connaissance au disciple ; le disciple doit forger sa propre connaissance.
  20. Une chose reste vraie : bien que le maître ne puisse octroyer la connaissance, il peut en allumer la flamme s’il y a de l’huile dans la lampe.
  21. La volonté est le maître-mot de la maîtrise, et l’ascétisme est le développement de la volonté.
  22. Une générosité authentique est un signe indubitable de spiritualité.
  23. Il existe deux sortes de générosité : la vraie et son ombre. La première est suscitée par l’amour, la seconde par la vanité.
  24. Mieux vaut payer que de bénéficier des grâces du vaniteux, car ses faveurs coûtent dix fois le prix.
  25. Le royaume des Cieux est dans le cœur de ceux qui prennent conscience du Divin.
  26. Si nous voulons soulager la faim d’autrui, il nous faut oublier notre propre faim.
  27. Lorsque l’homme renonce à l’idée de séparation et qu’il se sent uni à toute la Création, alors ses yeux sont ouverts, et il voit la cause de toutes choses.
  28. Déchoir de son propre idéal, c’est renoncer à réclamer sa part de la vie.
  29. De tout temps les sages ont enseigné que c’est la connaissance de l’Être divin qui est la vie et l’unique réalité.
  30. Lorsque le torrent de l’amour afflue à pleine puissance, il purifie tout ce qu’il rencontre sur son chemin, de même que le Gange, si l’on en croit l’enseignement des Anciens, purifie tous ceux qui se baignent dans ses eaux sacrées.

 

Octobre

  1. Chaque âme s’épanouit en fonction de sa progression.
  2. Lorsque survient son appel, cela signifie toujours que l’on doit sacrifier quelque chose qui nous est très précieux.
  3. Le renoncement a toujours une finalité : il sert à embraser l’âme afin que rien ne la retienne dans son élan vers le Divin ; mais lorsque celle-ci est embrasée, l’acte de renoncement cesse d’être nécessaire.
  4. Certains sont semblables à une bougie allumée, ils peuvent allumer d’autres bougies, à condition que celles-ci soient de cire, car si elles sont d’acier, rien ne pourra les embraser.
  5. Il n’est pas d’Écritures saintes supérieures à la nature, car la nature est la vie même.
  6. La sagesse ne peut s’acquérir que progressivement, mais toute âme n’est pas prête à accueillir ni à comprendre la complexité de la finalité de la vie.
  7. Une étape importante est franchie sur le chemin de l’amour lorsque l’on apprend réellement à aimer une autre personne d’un amour qui ne demande rien en retour.
  8. L’amour est à lui seul la fontaine pétillante d’où jaillissent toutes les vertus.
  9. La finalité de la vie se résume à faire du Divin une réalité.
  10. Si vous cherchez ce qu’il y a de bon en chaque âme, vous ne manquerez jamais de le trouver, car Dieu est en toute chose ; mieux, il est en tout être.
  11. La connaissance du Divin dépasse la raison humaine. Le secret du Divin est caché dans la connaissance de l’unité.
  12. Cherchez-le en chaque âme bonne ou mauvaise, sage ou insensée, attirante ou repoussante : au tréfonds de chacune, il y a le Divin.
  13. Comment pourrions-nous répandre la concorde tandis que la discorde est en nous ?
  14. Le plus intime de l’être de l’homme est l’être véritable du Divin.
  15. L’amour lui-même a le pouvoir de guérir et de remédier à toute douleur.
  16. En aimant, en pardonnant et en vous mettant à disposition d’autrui, votre vie tout entière peut devenir une seule et unique vision de la beauté sublime du Divin.
  17. La mystique est, pour le mystique, à la fois science et religion.
  18. Les principes de la mystique surgissent du cœur de l’homme ; ils sont acquis par l’intuition et avérés par la raison.
  19. Vous devez faire de l’œuvre de votre vie votre religion, quelle que soit votre profession.
  20. La véritable joie de toute âme réside dans l’accomplissement de l’Esprit divin, et la carence d’accomplissement confine l’âme dans le désespoir.
  21. Par-delà les étroites limites de la race et de la croyance, l’union est possible entre tous, parce que nous avons tous pour milieu un seul Dieu.
  22. Toutes les formes de culte ou de prière doivent avoir pour objectif de rapprocher l’homme de Dieu.
  23. Lorsque l’homme est séparé de Dieu en pensée, sa foi est vaine, sa prière de peu d’utilité.
  24. La source de la prise de conscience de la vérité est au-dedans de soi ; l’homme lui-même est l’objet de son propre achèvement.
  25. L’authentique abnégation consiste à perdre son moi dans le Divin.
  26. Il importe davantage de découvrir la vérité sur soi que de découvrir la vérité du ciel et de l’enfer.
  27. L’homme connaît la vérité en fonction de son niveau de progression, et plus son pressentiment est grand, plus il devine l’étendue de ce qui lui reste à découvrir.
  28. Un homme [à l’esprit] saturé par la connaissance des noms et des formes est inapte à connaître la vérité.
  29. L’homme se méprend lorsqu’il commence à cultiver le cœur en insistant pour semer la graine lui-même au lieu de laisser Dieu s’occuper des semailles.
  30. Nous débutons dans la vie en tant que maîtres, et il nous est extrêmement difficile d’apprendre à devenir disciples. Ils sont nombreux, ceux dont l’unique problème dans la vie est qu’ils sont déjà maîtres. Ce qu’il nous faut apprendre, c’est la condition de disciple. Il n’y a qu’un seul maître, Dieu lui-même.
  31. La connaissance matérielle est semblable aux nuages qui obscurcissent la vue, et c’est la dissipation de ces nuages – en d’autres termes la pureté du cœur – qui rend capable de laisser la connaissance de Dieu se faire jour.

 

Novembre

  1. Le moi se dresse tel un rempart entre l’homme et le Divin.
  2. C’est une activité patiente que de soutirer l’eau des profondeurs de la terre ; on rencontre beaucoup de boue en creusant avant d’atteindre l’eau
  3. Dans la quête de la vérité, la première et l’ultime leçon est l’amour. Toute séparation du type “Je suis et tu n’es pas” doit disparaître. Tant que l’on n’est pas parvenu à cette conscience sans ego, la vie et la vérité nous échappent.
  4. Grâce à la puissance de la prière l’orant ouvre la porte du cœur où Dieu, le tout-miséricordieux qui pardonne toujours, demeure.
  5. Regretter sincèrement ses erreurs équivaut à ouvrir la porte du paradis.
  6. Notre âme est bénie lorsqu’elle reçoit l’empreinte de la gloire du Divin chaque fois que nous lui rendons grâce.
  7. De même qu’un enfant qui apprend à marcher tombe mille et une fois avant de pouvoir tenir debout, puis tombe encore et encore jusqu’à ce qu’il sache enfin marcher, de même nous sommes comme de petits enfants devant le Divin.
  8. L’abnégation ne consiste pas à renoncer à des biens particuliers ; elle est renoncement au moi, et la première leçon de l’abnégation est l’humilité.
  9. Plus l’âme est élevée, plus sa vision embrasse de choses.
  10. La maîtrise [de soi] ne consiste pas simplement à pacifier le mental, mais à pouvoir le diriger à volonté.
  11. Nos pensées nous ont préparés au bonheur ou au malheur dont nous faisons l’expérience.
  12. Lorsque le mental et le corps sont agités, rien dans la vie ne peut être accompli. La réussite est l’aboutissement de la maîtrise.
  13. Lorsque l’on maîtrise sa langue, les yeux parlent. Le regard exprime ce que les mots ne pourront jamais dire.
  14. Les mots ne sont que la coquille des pensées et des sentiments.
  15. La sagesse n’est pas dans les mots, mais dans la compréhension.
  16. Le message de Dieu est semblable à une source : il jaillit et retombe, puis il trace lui-même son propre chemin.
  17. Si nous ouvrions les yeux et les oreilles, les feuilles des arbres deviendraient pour nous comme les pages de la Bible.
  18. L’âme de tous forme une seule âme, de même que la vérité est une sous quelque doctrine religieuse qu’elle se cache.
  19. L’étroitesse [d’esprit] n’est pas nécessairement une preuve de piété, bien qu’elle passe souvent pour telle.
  20. La lumière de l’âme est intelligence, son intelligence native.
  21. La vague est l’océan même ; encore que celui-ci, lorsqu’il monte sous la forme d’une vague, est la vague ; mais considérant le tout, c’est la mer que l’on voit.
  22. On ne fait pas une flûte avec du bois plein mais avec le roseau creux.
  23. Le raisonnement s’apprend de ce monde en perpétuel changement, mais la véritable connaissance procède de l’essence de la vie.
  24. Dieu est au-dedans de vous, vous êtes son instrument, et par votre truchement, il s’exprime dans le monde extérieur.
  25. Notre prière atteint le Divin à proportion de l’attention avec laquelle nous prions.
  26. Le cœur doit être désempli pour accueillir la connaissance du Divin.
  27. Tant que dans l’amour il y a un “toi” et un “moi”, l’amour n’est pas complètement embrasé.
  28. Une fois que vous aurez remis de bonne grâce votre moi limité à l’Infini, votre joie sera si grande que vous ne chercherez plus à devenir humble.
  29. Plus profond sera l’écho de vos prières dans votre propre conscience, plus audibles elles seront pour le Divin.
  30. C’est la sagacité qui rend percutant, et la sincérité des sentiments qui instaure un climat.

 

Décembre

  1. Plus haut l’on s’élève, plus vaste devient l’amplitude de notre vision.
  2. La justice ne pourra jamais progresser tant que nous jugeons autrui ; la seule manière de la faire progresser est de sans cesse nous juger nous- mêmes.
  3. La joie et la tristesse sont la lumière et l’ombre de la vie, sans lumière et sans ombre aucune image n’est lisible.
  4. Le sage se soumet aux circonstances lorsqu’il est sans recours, consentant à la volonté de Dieu ; quant au mal qui est évitable, il l’extirpe à la racine sans ménager ni son temps, ni sa peine.
  5. Digne d’envie est celui qui aime et ne demande rien en retour.
  6. Nier la mutabilité de la vie revient à se figurer une mer inerte, laquelle n’existe que dans la seule imagination.
  7. Apprenez à vivre en vérité, et vous connaîtrez la vérité.
  8. La sagesse s’atteint dans la solitude.
  9. La mort apparente du corps est la véritable naissance de l’âme.
  10. De même que la rose s’épanouit parmi les épines, de même les âmes nobles rayonnent à travers toutes les résistances.
  11. Quand l’artiste s’oublie lui-même dans son art, alors l’art prend vie.
  12. Ne faites rien par peur, et ne craignez aucun de vos actes.
  13. L’amour s’épanouit dans la concorde, et de la concorde naquit la beauté.
  14. Celui qui ne sait pas garder un secret n’a aucune profondeur de cœur.
  15. Nous sommes portés par un seul esprit et une seule vie. Dans ces conditions, comment serions-nous heureux tandis que notre semblable ne l’est pas également ?
  16. L’océan de la vie est en perpétuel mouvement, nul ne peut figer sa houle changeante. Le Maître marche sur les flots, le sage nage dans le courant, mais l’ignorant se noie en s’efforçant de traverser.
  17. La plus noble prérogative de l’homme consiste à devenir un instrument convenable du Divin.
  18. Les arbres de la forêt attendent en silence la bénédiction du Divin.
  19. La vérité nue est trop simple pour l’amateur de complication qui est en quête de savoirs qui le dépassent.
  20. Il n’est pas rare qu’un malchanceux empêche la réussite de s’approcher de lui à cause de l’empreinte laissée par ses échecs passés.
  21. L’homme lui-même est l’arbre du désir, et la racine de cet arbre est en son propre cœur.
  22. Grâce à la bonne volonté et la foi en Dieu, à la confiance en soi et à une attitude optimiste à l’égard de la vie, il est toujours possible de remporter la victoire, si malaisée soit-elle.
  23. De nombreuses voies sont possibles, et chacun considère la sienne comme étant la meilleure et la plus avisée. Que chaque homme choisisse celle qui correspond à son propre tempérament.
  24. Une défaillance dans la santé ou les affaires est le signe d’un manque de maîtrise de soi.
  25. L’amour est pareil aux eaux du Gange, il est en soi purification.
  26. L’amour est infini, mais il a besoin de latitude pour s’épanouir et s’élever ; sans cette latitude, la vie est triste.
  27. Chaque vague de l’océan, en grossissant, semble lever les bras au ciel, comme si elle disait : “Emmène-moi toujours plus haut !”
  28. Le véritable plaisir réside dans le partage de la joie avec autrui.
  29. Un gain ou une perte momentanés ne sont pas réels. Si nous connaissions la nature des choses, nous ne serions jamais affligés par la perte de ce que l’expérience désigne comme transitoire.
  30. Une âme a la grandeur de son cercle d’influence.
  31. Le bonheur consiste à concevoir et à accomplir ce que l’on tient pour beau.