Confluent des Océans
5. Démonstration d’une Intelligence supérieure par un fruit

5. Démonstration d’une Intelligence supérieure par un fruit

Le texte que vous allez lire est une exploration profonde de la spiritualité, de la philosophie et de la science, à travers un dialogue entre un étudiant en médecine naturelle et un grand savant de son temps. Au cœur de cette conversation se trouve le fruit de myrobolan, utilisé comme symbole pour aborder des questions essentielles sur la divinité, la création et la compréhension du monde qui nous entoure.

Le Sens de la Vie à Travers la Connaissance

Ce texte n’est pas seulement une discussion scientifique ou philosophique, mais une quête de sens et de vérité.

Il nous invite à réfléchir sur notre existence, notre place dans l’univers et la manière dont nous percevons le divin. En explorant les différentes facettes de la création, depuis les plus petites particules jusqu’aux vastes constellations, le dialogue met en lumière l’interconnexion de toutes choses et la sagesse infinie derrière leur agencement.

L’Importance de la Réflexion et de la Raison

À travers les échanges entre le sage et l’étudiant, ce texte démontre l’importance de la réflexion, de la raison et de l’observation. Il nous pousse à regarder au-delà des apparences et à chercher des preuves dans la nature et en nous-mêmes. Cette recherche de la vérité est essentielle pour comprendre non seulement le monde matériel, mais aussi les dimensions spirituelles et immatérielles de notre existence.

Une Invitation à la Connaissance de Soi et de l’Univers

En utilisant des exemples concrets comme le fruit de myrobolan, le texte nous guide dans une démarche de découverte de soi et de l’univers. Chaque élément de la création devient un signe, une preuve de l’existence d’un Créateur omniscient et omnipotent. Cette prise de conscience nous aide à situer notre propre vie dans un cadre plus vaste et à trouver un but et une signification à notre existence.

Conclusion

En fin de compte, ce dialogue est une invitation à l’introspection et à l’exploration des grandes questions de la vie. Il nous encourage à utiliser notre intellect, notre sens de l’observation et notre quête de connaissance pour mieux comprendre le monde et notre place en son sein. C’est un voyage vers la découverte de la vérité et du sens de la vie, guidé par la sagesse et l’expérience des anciens.

Points essentiels du dialogue :

Le Fruit de Myrobolan

Un étudiant en médecine naturelle demande au grand savant de réfuter les arguments des athées qui nient la divinité.

Le savant répond en louant Dieu pour les bénédictions et les preuves de Sa divinité.

Il explique que les ignorants refusent de voir les signes évidents de la création et sont dominés par leurs passions.

La Connaissance par les Cinq Sens

Le savant discute avec un médecin indien qui affirme que la connaissance de Dieu ne peut être obtenue que par les cinq sens. Le savant répond que l’intellect et les arguments rationnels peuvent aussi conduire à la connaissance de Dieu, même si les sens ne perçoivent pas directement le Créateur.

Le Fruit de Myrobolan comme Preuve

Le savant utilise l’exemple du fruit de myrobolan pour démontrer que tout ce qui est créé a nécessairement un créateur.

Il explique que le fruit de myrobolan, avec sa structure complexe et organisée, ne peut pas s’être créé lui-même.

Apparition du Néant

Le savant réfute l’idée que quelque chose puisse se créer à partir de rien. Il démontre que le fruit de myrobolan et son arbre ne peuvent exister sans un créateur, car il est impossible que quelque chose crée sa propre existence avant d’exister.

Le Cœur et les Cinq Sens

Le savant explique que le cœur, siège de l’intelligence, continue de fonctionner même en l’absence des sens. Il donne des exemples de comportements instinctifs chez les nourrissons et les animaux pour montrer que le cœur connaît certaines vérités indépendamment des sens.

Le Cœur, Centre de l’Intelligence

Le savant argumente que le cœur dirige et contrôle les sens, et est essentiel pour la compréhension et l’action. Il conclut que Dieu a fait du cœur le gestionnaire du corps, prouvant que la connaissance et l’intelligence dépassent les capacités des sens seuls.

L’Astronomie

Le savant interroge le médecin indien sur l’astronomie et la manière dont les gens de son pays ont acquis la connaissance des étoiles. Le médecin explique que cette connaissance est transmise de génération en génération et repose sur des calculs précis. Le savant démontre que cette connaissance ne peut être obtenue que par un enseignant divin, car les habitants de la terre ne peuvent pas percevoir directement les mouvements et les influences des étoiles.

Le Calcul des Étoiles

Le savant explique que le calcul des étoiles et des constellations est trop complexe pour être établi par un simple être humain. Il démontre que cette connaissance doit provenir d’un gestionnaire sage et omniscient, qui connaît les mouvements et les influences des étoiles, du soleil et de la lune.

La Médecine et les Plantes Médicinales

Le savant utilise l’exemple de la médecine et des plantes médicinales pour montrer que la connaissance de ces remèdes ne peut être obtenue que par une guidance divine. Il explique que la diversité et la complexité des plantes médicinales et de leurs combinaisons pour créer des médicaments ne peuvent être connues par les sens ou par l’expérience seule.

Le Jardin et l’Organisation de la Création

Le savant compare la création à un grand jardin organisé par un gestionnaire sage. Il explique que tout dans la création est interconnecté et nécessite une gestion cohérente. Il utilise des exemples de plantes, d’animaux et de phénomènes naturels pour démontrer que seul un créateur unique peut organiser et maintenir cette harmonie.

La Terre et l’Eau

Le savant démontre que la terre, les plantes, les animaux et l’eau sont tous créés et maintenus par un seul créateur. Il explique que l’eau est essentielle à la vie et que son cycle est parfaitement organisé pour soutenir la création. Il montre que cette gestion précise est la preuve d’un créateur unique et omniscient.

Les Étoiles et les Saisons

Le savant explique que les étoiles, le soleil et la lune sont essentiels pour déterminer les saisons et les cycles de la vie sur terre. Il démontre que cette organisation complexe est une preuve supplémentaire de la sagesse et de la puissance du créateur.

Les Attributs de Dieu

Le savant décrit les attributs de Dieu tels que la puissance, la miséricorde, la colère et la volonté. Il explique que ces attributs ne peuvent être comparés à ceux des créatures, car Dieu est unique et incomparable. Il démontre que la gestion et l’organisation de la création sont des signes clairs de la grandeur et de la sagesse de Dieu.

Conclusion

Le médecin indien, convaincu par les arguments du savant, reconnaît l’existence d’un Créateur unique, sage et omniscient, qui organise et gère toute la création avec précision et sagesse. Le savant conclut en louant Dieu pour Sa grandeur et en affirmant l’importance de reconnaître et de comprendre les signes de Sa création.

Le Myrobolan utilisé en médecine indienne et chinoise

Le myrobolan, particulièrement le Terminalia chebula (aussi connu sous le nom de haritaki en Ayurveda), est largement utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et la médecine ayurvédique pour ses nombreuses propriétés thérapeutiques. Voici un aperçu des propriétés et des indications du myrobolan dans ces deux systèmes de médecine traditionnelle :

Médecine Chinoise

Propriétés :

– Nature : Chaude et astringente.

– Saveur : Aigre, amère et sucrée.

– Méridiens associés : Poumon, estomac, gros intestin.

Indications :

– Troubles digestifs : Utilisé pour traiter la diarrhée chronique, la dysenterie et les ballonnements.

– Santé respiratoire : Employé pour soulager la toux, l’asthme et les infections des voies respiratoires supérieures.

– Santé intestinale : Aide à renforcer l’intestin et à réguler la fonction intestinale.

– Détoxification : Utilisé pour éliminer les toxines du corps et améliorer la fonction hépatique.

– Équilibre énergétique : Connu pour harmoniser le Qi (énergie vitale) et rétablir l’équilibre interne.

Médecine Ayurvédique

Propriétés :

– Rasa (goût) : Astringent, sucré, amer, piquant, acide.

– Virya (énergie) : Chauffant.

– Vipaka (effet post-digestif) : Sucré.

– Doshas équilibrés : Vata, Pitta et Kapha (équilibre tous les trois doshas).

Indications :

– Digestif : Utilisé comme laxatif doux, il aide à soulager la constipation et favorise une digestion saine.

– Détoxifiant : Nettoie le tractus gastro-intestinal et favorise l’élimination des toxines.

– Tonique : Renforce et revitalise les organes internes, notamment le foie et les reins.

– Antioxydant : Connu pour ses propriétés anti-âge et revitalisantes.

– Immunité : Renforce le système immunitaire et améliore la résistance aux maladies.

– Anti-inflammatoire : Aide à réduire l’inflammation dans le corps, bénéfique pour des conditions comme l’arthrite.

– Santé respiratoire : Utilisé pour traiter des problèmes respiratoires tels que la toux et les infections des voies respiratoires.

– Santé cognitive : Améliore la mémoire et les fonctions cognitives.

 

Formes d’utilisation

– Poudre : La forme la plus courante, souvent mélangée avec de l’eau ou du miel.

– Extrait : Utilisé dans les suppléments et les préparations médicinales.

– Thé/décoction : Le fruit séché peut être bouilli pour préparer un thé médicinal.

– Huile : Utilisée en applications topiques pour des massages ou des traitements spécifiques.

Dialogue intégral

Le Fruit de Myrobolan

Un étudiant en médecine naturelle écrivit au grand savant de son temps pour l’informer que des gens de sa communauté niaient la divinité, débattaient à ce sujet, et lui demanda de réfuter leurs propos et d’argumenter contre leurs prétentions de la même manière qu’il l’avait fait contre d’autres.

Le grand savant répondit :

Ta lettre est arrivée, mentionnant les athées qui nient la divinité, dont le nombre a augmenté et dont les débats se sont intensifiés.

Tu demandes que je rédige une réfutation de leurs propos, de la même manière que j’ai réfuté d’autres parmi les hérétiques et les dissidents.

Nous louons Dieu pour les bénédictions immenses, les preuves irréfutables, et les épreuves louables tant pour les particuliers que pour le public.

Parmi Ses immenses bénédictions et Ses immenses faveurs qu’Il leur a accordées, il y a l’établissement de leurs cœurs dans Sa divinité, la prise de leur engagement dans Sa connaissance, et la révélation d’un Livre contenant une guérison pour ce qui est dans les poitrines des maladies des pensées et des questions ambiguës.

Il ne leur a laissé, ni à aucune de Ses créatures, besoin de quiconque d’autre que Lui, et Il s’est passé d’eux. Et Allah est le Riche, le Digne de louange.

Par ma vie, les ignorants ne sont pas venus de la part de leur Seigneur sans voir des indications claires et des signes évidents dans leur propre création, et ce qu’ils observent du royaume des cieux et de la terre, et de l’œuvre merveilleuse et parfaite qui indique le Créateur.

Mais ils sont des gens qui ont ouvert sur eux-mêmes les portes des péchés et ont facilité le chemin des désirs, si bien que les passions ont dominé leurs cœurs et que le diable les a accaparés par leur injustice.

C’est ainsi que Dieu scelle les cœurs des transgresseurs.

Et il est étonnant qu’une créature prétende que Dieu est caché à Ses serviteurs alors qu’elle voit l’effet de Sa création en elle-même par une composition qui stupéfie son esprit et une organisation qui réfute son argument.

Par ma vie, s’ils réfléchissaient à ces grandes choses, ils verraient dans l’ordre évident, la subtilité de l’organisation apparente, et l’existence des choses créées après qu’elles n’existaient pas, puis leur transformation d’une nature à une autre, et une œuvre après une œuvre, ce qui les indiquerait vers le Créateur.

Il n’y a rien dans ces choses qui soit exempt d’un signe de gestion et de composition indiquant qu’il a un Créateur, un Administrateur, une organisation avec une gestion qui guide vers un seul Sage.

Ta lettre m’est parvenue et j’ai rédigé pour toi un livre dans lequel je débattais avec certains adeptes de voies suivies par les négateurs de la Voie.

Il y avait un médecin d’Inde qui me visitait et qui ne cessait de débattre de son opinion et de me contredire dans son égarement.

Un jour, alors qu’il broyait un fruit de myrobolan pour préparer un remède dont j’avais besoin, il aborda une de ses idées sur laquelle il me disputait constamment, prétendant que le monde existait éternellement, avec un arbre qui pousse et un autre qui tombe, une âme qui naît et une autre qui périt.

Il affirmait que ma prétention à la connaissance de Dieu n’était qu’une revendication sans preuve ni argument, un concept transmis d’une génération à l’autre, et que les choses différentes et concordantes, internes et externes, ne se connaissent que par les cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Il basait son raisonnement sur ce principe en disant : « Aucun de mes sens n’a perçu un Créateur qui me conduise à nier Dieu Tout-Puissant. »

La connaissance par les cinq sens

Puis il a dit : « Dis-moi, sur quoi te bases-tu pour connaître ton Seigneur dont tu décris la puissance et la divinité, alors que le cœur ne connaît toutes les choses que par les cinq sens que je t’ai décrits ? »

J’ai répondu : « Par l’intellect qui est dans mon cœur, et l’argument que j’utilise pour le connaître. »

Il dit : « Comment ce que tu dis peut-il être vrai alors que tu sais que le cœur ne connaît rien sans les cinq sens ? As-tu vu ton Seigneur avec tes yeux, entendu Sa voix avec tes oreilles, senti Son parfum, goûté Sa saveur avec ta bouche, ou touché avec ta main pour que cela conduise la connaissance à ton cœur ? »

J’ai répondu : « As-tu considéré que lorsque tu nies Dieu et Le rejettes parce que tu prétends que tu ne Le perçois pas avec tes sens par lesquels tu connais les choses, et que moi, je L’admets, l’un de nous doit nécessairement être véridique et l’autre menteur ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Si ton propos est vrai, dois-je craindre quoi que ce soit du châtiment de Dieu que tu me reproches ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Si c’est comme je le dis et que la vérité est de mon côté, n’ai-je pas pris des précautions contre le châtiment du Créateur par la confiance, alors que tu t’es condamné toi-même par ton rejet et ta négation ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Lequel d’entre nous est le plus prudent et le plus proche de la sécurité ? »

Il dit : « Toi, mais tu te bases sur une prétention et un doute, tandis que moi, je suis dans la certitude et la confiance, car mes cinq sens ne L’ont pas perçu, et ce que mes sens ne perçoivent pas n’existe pas pour moi. »

J’ai dit : « Quand tes sens n’ont pas réussi à percevoir Dieu, tu L’as nié, alors que moi, quand mes sens n’ont pas réussi à percevoir Dieu Tout-Puissant, je L’ai cru. »

Il dit : « Comment cela ? »

J’ai dit : « Parce que toute chose où il y a une trace de composition pour un corps, ou qui est visible à l’œil pour une couleur, ce que les yeux perçoivent et que les sens atteignent, n’est pas Dieu, car Il ne ressemble pas à la création. Et cette création change et disparaît. Tout ce qui ressemble au changement et à la disparition est semblable. La créature n’est pas comme le Créateur, et le créé n’est pas comme le Créateur. »

Il dit : « Cela est un propos, mais je nie ce que mes sens ne perçoivent pas pour le transmettre à mon cœur. »Lorsqu’il se réfugia dans cette affirmation et s’attacha à cet argument, j’ai dit : « Puisque tu refuses de t’appuyer sur autre chose que l’ignorance et que tu fais de la contestation un argument, tu es tombé dans ce que tu reproches et tu as adopté ce que tu détestes. Tu as dit que tu as choisi la prétention pour toi-même parce que tout ce que tes sens ne perçoivent pas n’existe pas pour toi. »

Il dit : « Comment cela ? »

J’ai dit : « Parce que tu as reproché la prétention, mais tu y es entré. Tu as prétendu quelque chose que tu ne connaissais pas et que tu n’as pas affirmé par connaissance. Comment as-tu osé prétendre dans ta négation de Dieu, ton rejet des signes de la prophétie et des preuves claires, et tu me l’as reproché ? »

« Dis-moi, as-tu couvert toutes les directions et atteint leurs extrémités ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Es-tu monté au ciel que tu vois ? Es-tu descendu dans la terre inférieure pour explorer ses régions ? As-tu plongé dans les profondeurs des mers et traversé les parties de l’air au-dessus et au-dessous du ciel, jusqu’à la terre et au-dessous d’elle pour y trouver un vide sans un Administrateur sage, omniscient et clairvoyant ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Qu’est-ce qui te fait croire que ce que ton cœur nie ne se trouve pas dans ce que tes sens n’ont pas perçu et que ta connaissance n’a pas entouré ? »

Il dit : « Je ne sais pas, peut-être qu’il y a un administrateur dans une partie de ce que tu as mentionné, et peut-être qu’il n’y a rien de tel dans aucune de ces choses !»

J’ai dit : « Puisque tu es passé de la négation au doute, j’espère que tu atteindras la connaissance. »

Il dit : « Le doute m’est venu parce que tu m’as interrogé sur ce que ma connaissance ne couvrait pas. Mais comment puis-je atteindre la certitude de ce que mes sens ne perçoivent pas ? »

J’ai dit : « Par ton fruit de myrobolan. »

Il dit : « C’est ainsi que j’accepte l’argument, car c’est une connaissance médicale que je reconnais. »J’ai dit : « Je veux te l’apporter par ce biais car c’est la chose la plus proche de toi. S’il y avait quelque chose de plus proche de toi, je te l’aurais apporté. En toute chose, il y a une trace de composition et de sagesse, et un témoin indiquant l’œuvre, montrant celui qui l’a faite à partir de rien et qui la détruit pour qu’elle ne soit plus. »

 

J’ai dit : « Dis-moi, vois-tu ce fruit de myrobolan ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Vois-tu ce qui est à l’intérieur ? »

Il dit : « Non. »J’ai dit : « Témoignes-tu qu’elle contient un noyau que tu ne vois pas ? »

Il dit : « Comment savoir, peut-être qu’il n’y a rien dedans. »

J’ai dit : « Penses-tu que derrière cette écorce de ce fruit de myrobolan se trouve quelque chose d’invisible, de chair ou de couleur ? »

Il dit : « Je ne sais pas, peut-être qu’il n’y a ni couleur ni chair. »

J’ai dit : « Penses-tu que ce fruit de myrobolan appelée ainsi par les gens en Inde existe ? L’unanimité des différentes nations à son sujet le prouve. »

Il dit : « Je ne sais pas, peut-être que ce sur quoi ils sont tous d’accord est faux !»

J’ai dit : « Penses-tu que le fruit de myrobolan pousse dans une terre ? »

Il dit : « Cette terre et celle-ci sont identiques et je l’ai vue. »

J’ai dit : « Ne témoignes-tu pas que la présence de ce fruit de myrobolan prouve l’existence de celles qui sont invisibles ? »

Il dit : « Je ne sais pas, peut-être qu’il n’y a pas d’autre fruit de myrobolan dans le monde. »

Lorsqu’il se réfugia dans l’ignorance, j’ai dit : « Dis-moi, reconnais-tu que ce fruit de myrobolan vient d’un arbre ou dis-tu qu’elle a été trouvée ainsi ? »

Il dit : « Non, elle vient d’un arbre. »

J’ai dit : « Tes cinq sens ont-ils perçu ce qui t’est caché de cet arbre ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Il semble que tu admettes l’existence d’un arbre que tes sens n’ont pas perçu. »

Il dit : « Oui, mais je dis que le fruit de myrobolan et les différentes choses sont toujours perçues, as-tu quelque chose à dire pour réfuter mon propos ? »

J’ai dit : « Oui, dis-moi, as-tu vu son arbre et l’as-tu connu avant que ce fruit de myrobolan n’y soit ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « As-tu vu ce fruit de myrobolan ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que tu as vu l’arbre sans le fruit de myrobolan, puis tu y es retourné et tu y as trouvé le fruit de myrobolan ? Ne sais-tu pas que quelque chose y est apparu ? »

Il dit : « Je ne peux pas le nier, mais je dis qu’elle était dispersée en elle. »

J’ai dit : « Dis-moi, as-tu vu ce fruit de myrobolan d’où pousse l’arbre de ce fruit de myrobolan avant qu’elle ne soit plantée ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Ton esprit peut-il concevoir que l’arbre, avec ses racines, ses branches, son écorce, tous les fruits cueillis et chaque feuille tombée, pesant un million de livres, était caché dans ce fruit de myrobolan ? »

Il dit : « Mon esprit ne peut pas le concevoir, et mon cœur ne peut pas l’accepter. »

J’ai dit : « Tu as admis qu’elle est apparue dans l’arbre ? »

Il dit : « Oui, mais je ne sais pas qu’elle est créée. Peux-tu me le prouver ? »

J’ai dit : « Oui, si je te montre une organisation, admettras-tu qu’il y a un organisateur, et une conception, admettras-tu qu’il y a un concepteur ? »

Il dit : « Nécessairement. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que ce fruit de myrobolan est de la chair montée sur un os, placée dans un creux attaché à une branche montée sur une tige qui se tient sur une racine et est renforcée par des veines en dessous, formant un tout connecté ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que ce fruit de myrobolan est conçue avec précision et planification, avec une composition et une structure, une intégration de quelque chose en quelque chose, couche après couche, un corps sur un corps, une couleur avec une couleur, blanc sur jaune, doux sur dur, avec des natures variées, des chemins différents, et des parties harmonisées avec une écorce qui l’arrose, des veines où coule l’eau, et des feuilles qui la protègent du soleil pour qu’il ne la brûle pas, du froid pour qu’il ne la détruise pas, et du vent pour qu’il ne la dessèche pas ? »

Il dit : « Ne serait-il pas mieux que les feuilles la recouvrent entièrement ? »

J’ai dit : « Dieu a mieux conçu les choses. Si c’était comme tu dis, ni le vent pour la rafraîchir, ni le froid pour la renforcer, ni le soleil pour la mûrir ne l’atteindraient. Mais Dieu a équilibré cela avec une chaleur, un vent et un froid, organisés avec une subtile puissance et une sagesse infinie. »

Il dit : « Cela suffit pour la conception. Explique-moi l’organisation que tu prétends voir. »

J’ai dit : « As-tu vu le fruit de myrobolan avant qu’elle ne se forme, alors qu’elle était de l’eau dans son calice, sans noyau, sans chair, sans écorce, sans couleur, sans goût, sans dureté ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Dis-moi, si le Créateur n’avait pas renforcé cette faible eau, aussi petite qu’une graine de moutarde, et ne l’avait pas formée par Sa sagesse, mesurée par Sa puissance, aurait-elle pu devenir autre chose qu’une eau non formée et non structurée, sans corps, sans calice et sans organisation ? Si elle augmentait, ce serait une simple accumulation d’eau, non formée, non planifiée, non organisée en parties ou en couches. »

Il dit : « Tu m’as montré la conception de son arbre, la composition de sa création, le port de ses fruits, l’augmentation de ses parties et la structure détaillée, ce qui est la preuve la plus claire de la connaissance du Créateur. J’ai reconnu que les choses sont créées, mais je ne sais pas, peut-être que le fruit de myrobolan et les autres choses se sont créées elles-mêmes. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que le Créateur des choses et de le fruit de myrobolan est un sage connaissant, par ce que tu as observé de la force de Sa gestion ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Est-il approprié que quelqu’un comme cela soit un événement ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « N’as-tu pas vu le fruit de myrobolan apparaître après n’avoir été rien, puis périr comme si elle n’avait jamais été ? »

Il dit : « En effet, je t’ai seulement accordé que le myrobalan est un événement accidentel, mais je ne t’ai pas accordé que le créateur ne peut pas être un événement accidentel ou qu’il ne peut pas se créer lui-même. »

Apparition du néant ?

Il dit : « Ne m’as-tu pas accordé que le sage créateur ne peut pas être un événement accidentel, et tu as affirmé que le myrobalan est un événement accidentel ? Tu m’as accordé que le myrobalan est fabriqué, et donc Il, glorifié soit-Il, est le créateur du myrobalan. Et si tu reviens pour dire : ‘Le myrobalan s’est fabriqué lui-même et a géré sa propre création’, tu n’as fait qu’admettre ce que tu as nié, et tu as décrit un créateur et un gestionnaire avec des attributs corrects, mais tu ne l’as pas reconnu et l’as nommé par un autre nom. »

Il dit : « Comment cela ? »

J’ai dit : « Parce que tu as reconnu l’existence d’un sage subtil organisateur, et quand je t’ai demandé qui c’était, tu as répondu : le fruit de myrobolan.

Tu as reconnu Dieu, exalté soit-Il, mais tu L’as appelé par un autre nom.

Si tu réfléchissais et méditais, tu saurais que le fruit de myrobolan est trop faible pour se créer elle-même et trop démunie pour organiser sa propre création. »

Il dit : « As-tu autre chose ? »

J’ai dit : « Oui, dis-moi, ce fruit de myrobolan que tu prétends s’être créée et avoir organisé son propre ordre, comment s’est-elle faite de petite taille, de petite capacité, de force insuffisante, incapable de se protéger de la casse, du pressage et de la consommation ? Comment s’est-elle faite préférée, consommée, amère, de mauvaise apparence, sans éclat ni éclat ? »

Il dit : « Parce qu’elle ne pouvait que créer ce qu’elle pouvait, ou elle n’a créé que ce qu’elle voulait. »

J’ai dit : « Puisque tu refuses de t’arrêter dans l’erreur, dis-moi quand elle s’est créée et a organisé sa propre création, avant d’exister ou après ?

Si tu dis que le fruit de myrobolan s’est créée après son existence, c’est une des plus évidentes impossibilités !

Comment peut-elle être créée, exister, puis se créer à nouveau ? Cela reviendrait à dire qu’elle est créée deux fois.

Si tu dis qu’elle s’est créée et a organisé sa propre création avant d’exister, c’est l’un des mensonges les plus évidents et les plus manifestes ! Car avant d’exister, elle n’était rien. Comment le rien peut-il créer quelque chose ? »

Comment peux-tu critiquer mon propos selon lequel quelque chose crée rien, et ne pas critiquer ton propos selon lequel rien crée rien ? Regarde lequel des deux propos est le plus proche de la vérité. »

Il dit : « Ton propos. »

J’ai dit : « Qu’est-ce qui t’en empêche ? »

Il dit : « Je l’ai accepté et j’ai reconnu sa vérité, que les choses diverses et le fruit de myrobolan ne se sont pas créées elles-mêmes, et n’ont pas organisé leur propre création. Mais il me semble que c’est l’arbre qui a créé le fruit de myrobolan, car elle en est sortie. »

J’ai dit : « Alors, qui a créé l’arbre ? »Il dit : « Un autre fruit de myrobolan !» J’ai dit : « Mets une limite à ton raisonnement pour que je puisse y mettre fin : soit tu dis que c’est Dieu, exalté soit-Il, et ce sera accepté de toi, soit tu dis que c’est le fruit de myrobolan, et alors je te poserai une question. »

Il dit : « Demande. »

J’ai dit : « Dis-moi, l’arbre pousse-t-il de le fruit de myrobolan autrement qu’après sa mort et sa décomposition ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Si l’arbre survit cent ans après la mort de le fruit de myrobolan, qui le protège, le fait croître, organise sa création, et fait pousser ses feuilles ?

Tu n’as d’autre choix que de dire que c’est celui qui l’a créé. Si tu dis que c’est le fruit de myrobolan alors qu’elle est vivante avant de mourir et de se décomposer en poussière, et qu’elle fait croître l’arbre alors qu’elle est morte, ce propos est contradictoire. »

Il dit : « Je ne dis pas cela. »

J’ai dit : « Admets-tu que Dieu a créé la création, ou y a-t-il encore un doute dans ton esprit à ce sujet ? »

Il dit : « Je suis en suspens à ce sujet, je ne parviens pas à une conclusion définitive. »

J’ai dit : « Puisque tu refuses d’accepter autre chose que l’ignorance et que tu prétends que les choses ne sont perçues que par les sens, je t’informe que les sens n’ont pas d’indication sur les choses, et n’ont de connaissance que par le cœur, qui est leur guide et leur connaissance des choses que tu prétends que le cœur ne connaît que par eux. »

Il dit : « Puisque tu as dit cela, je n’accepterai de toi qu’une clarification et une investigation par explication, preuve et démonstration. »

Le Coeur et les 5 sens

J’ai dit : « La première chose que je vais commencer par te dire, c’est que tu sais que les sens, ou certains d’entre eux, peuvent disparaître, et que le cœur gère alors les choses qui comportent du bien et du mal, des choses apparentes et cachées. Il commande et interdit, et son commandement s’accomplit et son jugement est correct. »

Il dit : « Tu dis quelque chose qui ressemble à un argument, mais j’aimerais que tu le clarifies autrement. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que le cœur reste après la disparition des sens ? »

Il dit : « Oui, mais il reste sans indication des choses que les sens montrent.

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que l’enfant que sa mère met au monde, une simple chair, n’est pas guidé par les sens pour entendre, voir, goûter, toucher ou sentir ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Quels sens l’ont guidé à chercher du lait quand il a faim, et à rire après avoir pleuré quand il est rassasié de lait ? Quels sens ont guidé les oisillons prédateurs et les mangeurs de graines à jeter de la viande et des graines entre leurs petits, les prédateurs se jetant sur la viande et les autres sur les graines ?

Dis-moi, concernant les oisillons des oiseaux aquatiques, ne sais-tu pas que si tu les mets à l’eau, ils nagent, et si tu y mets les oisillons des oiseaux terrestres, ils se noient, bien que leurs sens soient les mêmes ? Comment les sens ont-ils aidé les oiseaux aquatiques à nager, mais n’ont pas aidé les oiseaux terrestres dans l’eau ?

Pourquoi les oiseaux terrestres meurent-ils si tu les mets dans l’eau pendant une heure, alors que les oiseaux aquatiques meurent s’ils sont privés d’eau pendant une heure ? Je ne vois pas que les sens dans ce cas soient en ta faveur, et cela ne devrait être possible que par un Organisateur sage qui a créé des créatures pour l’eau et des créatures pour la terre. »

Dis-moi, pourquoi la fourmi qui n’a jamais vu l’eau nage-t-elle lorsqu’elle est mise à l’eau, tandis que l’homme de cinquante ans, parmi les plus forts et les plus sages, qui n’a pas appris à nager, se noie ? »

Comment son intelligence, sa sagesse, son expérience et sa vue des choses, avec tous ses sens réunis et sains, ne l’ont-ils pas conduit à percevoir cela avec ses sens comme la fourmi le fait, si c’était seulement perçu par les sens ? »

Le Coeur, centre de l’Intelligence

Ne devrais-tu pas reconnaître que c’est le cœur, qui est le siège de l’intelligence chez le nourrisson que j’ai décrit, et chez les autres animaux dont tu as entendu parler, qui pousse le nourrisson à chercher le lait, l’oiseau à cueillir les graines, et le prédateur à avaler la viande ? »

Il dit : « Je ne trouve pas que le cœur sache quelque chose sans les sens ! »

Tu ne devrais pas nier la connaissance du cœur lorsque les sens sont vivants et rassemblés si tu admets qu’il regarde une femme après la disparition de ses sens jusqu’à la connaître et ressentir du plaisir avec elle.

Ceux qui réfléchissent devraient comprendre, puisque le cœur est décrit comme ayant une connaissance des choses alors que les sens sont absents, que le cœur dirige, possède et contrôle les sens, étant leur guide et leur juge.

Car l’homme ne peut pas ignorer que la main ne peut pas arracher l’œil ni couper la langue, et aucun sens ne peut faire quelque chose au corps sans la permission, l’indication et la gestion du cœur.

Dieu, exalté soit-Il, a fait du cœur le gestionnaire du corps : avec lui, il entend et voit, il est son juge et son commandant. Si le corps recule, il ne s’avance pas, et s’il avance, il ne recule pas.

Avec le cœur, les sens entendent et voient : si le cœur ordonne, ils obéissent, et s’il interdit, ils s’abstiennent. Avec lui, la joie et la tristesse descendent, la douleur aussi.

Si quelque chose parmi les sens est endommagé, il reste tel quel ; si le cœur est endommagé, tout est perdu, ils ne peuvent ni entendre ni voir.

Il dit : « Je pensais que tu ne sortirais pas de cette question, mais tu es venu avec quelque chose que je ne peux pas réfuter. »

J’ai dit : « Je vais te donner des preuves de ce que je t’ai dit et de ce que tu as vu dans ton rêve en cet instant. »

Il dit : « Fais-le, car je suis perplexe sur cette question. »

J’ai dit : « Dis-moi, t’es-tu déjà parlé de commerce, d’artisanat, de construction ou de planification de quelque chose, et l’as-tu ordonné lorsque tu as bien conçu son estimation dans ton esprit ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « As-tu impliqué tes sens dans cette pensée ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que ce que ton cœur t’a dit est vrai ? »

Il dit : « C’est certain, alors ajoute quelque chose qui élimine mon doute et dissipe l’ambiguïté de mon cœur. »

 

 

L’astronomie

J’ai dit : « Dis-moi, les gens de ton pays connaissent-ils l’astronomie ? »

Il dit : « Tu es ignorant du savoir de mon pays en astronomie, personne ne le connaît mieux qu’eux. »

J’ai dit : « Dis-moi comment ils ont acquis cette connaissance des étoiles, alors qu’elles ne peuvent être perçues ni par les sens ni par la pensée ? »Il dit : « Un calcul établi par les sages et transmis de génération en génération. Si tu demandes à quelqu’un à propos de quelque chose, il mesure le soleil, regarde les positions du soleil et de la lune, ce que l’ascendant indique en termes de malheurs, et ce que l’angle indique en termes de bon augure. Puis il calcule sans erreur, et on lui apporte le nouveau-né, il calcule pour lui et informe de chaque signe sans le voir et de ce qui lui arrivera jusqu’à sa mort. »

J’ai dit : « Comment ce calcul s’applique-t-il aux naissances des gens ? »Il dit : « Parce que toutes les personnes naissent sous ces étoiles, sinon ce calcul ne serait pas valide. Ainsi, il ne se trompe pas s’il connaît l’heure, le jour, le mois et l’année de naissance du nouveau-né. »

J’ai dit : « Tu as décrit un savoir étonnant, le plus précis et le plus grand des savoirs du monde s’il est vrai comme tu l’as dit. Il permet de connaître le nouveau-né, ses signes, son destin et ce qui lui arrivera dans sa vie. N’est-ce pas un calcul auquel sont soumis tous les habitants du monde ? »Il dit : « Je n’en doute pas. »

J’ai dit : « Alors, réfléchissons avec nos esprits pour savoir comment les gens ont acquis cette connaissance et si elle peut être réservée à certaines personnes alors que tous les gens naissent sous ces étoiles. Comment ont-ils connu leurs bons et mauvais augures, leurs heures et leurs temps, leurs minutes et leurs degrés, leurs lenteurs et leurs rapidités, leurs positions dans le ciel et sous la terre, et leurs indications sur les choses cachées dans le ciel et sous la terre ? Car tu sais que certaines de ces constellations sont dans le ciel et certaines sous la terre, et de même les sept étoiles, certaines sont sous la terre et certaines dans le ciel. Mon esprit n’accepte pas qu’une créature de la terre puisse accomplir cela. »

Il dit : « Qu’as-tu nié de cela ? »

J’ai dit : « Tu as prétendu que tous les habitants de la terre naissent sous ces étoiles. Je vois donc que le sage qui a établi ce calcul, selon toi, faisait partie de ce monde. Il n’y a aucun doute, si tu dis vrai, qu’il est né sous certaines de ces étoiles et heures et avec le calcul qui existait avant lui. À moins que tu ne prétendes que ce sage n’est pas né sous ces étoiles comme le reste des gens. »

 

Il dit : « Ce sage est-il différent des autres gens ? »

J’ai dit : « Ton esprit ne devrait-il pas te guider vers le fait qu’elles ont été créées avant ce sage que tu as prétendu avoir établi ce calcul, et que tu as prétendu qu’il est né sous certaines de ces étoiles ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Comment a-t-il été guidé pour placer ces étoiles ? Cette connaissance ne vient-elle pas d’un enseignant qui était avant lui et qui a établi ce calcul que tu as prétendu être à la base de la naissance ? La base est plus ancienne que la naissance, et le sage que tu as prétendu avoir établi cela suit l’ordre d’un enseignant plus ancien que lui, qui l’a créé sous certaines de ces étoiles, et qui a établi ces constellations sous lesquelles d’autres personnes sont nées. Celui qui a établi la base doit être plus ancien qu’elles. Supposons que ce sage ait vécu depuis que le monde existe dix fois, n’a-t-il regardé ces étoiles qu’à la manière dont tu les vois suspendues dans le ciel, ou a-t-il pu s’en approcher alors qu’elles sont dans le ciel, pour connaître leurs positions et leurs chemins, leurs mauvais et bons augures, leurs détails, les éclipses du soleil et de la lune par elles, la naissance de chaque personne sous elles, laquelle est de bon augure et laquelle est de mauvais augure, laquelle est lente et laquelle est rapide ? Ensuite, il connaît les bons augures des heures du jour et leurs mauvais augures, lesquelles sont de bon augure et lesquelles sont de mauvais augure, combien de temps chaque étoile reste sous terre, à quelle heure elle se couche, à quelle heure elle se lève, combien de temps elle reste visible, à quelle heure elle se couche. Comment un sage, comme tu l’as prétendu, parmi les gens du monde, pourrait-il connaître la connaissance du ciel, qui n’est ni perçue par les sens, ni pensée, ni imaginée ? Comment a-t-il été guidé pour mesurer le soleil pour connaître dans quelle constellation il se trouve, dans quelle constellation se trouve la lune, et dans quelle constellation se trouvent les sept étoiles de bon et de mauvais augure, et laquelle est visible et laquelle est cachée ? »

« Elles sont suspendues dans le ciel et il est de la terre, il ne les voit pas lorsqu’elles sont éclipsées par la lumière du soleil, à moins que tu ne prétendes que ce sage qui a établi cette connaissance est monté au ciel. Je témoigne que ce monde ne peut obtenir cette connaissance que par celui qui est dans le ciel, car ce n’est pas une connaissance terrestre. »

Il dit : « Je n’ai pas entendu dire que quelqu’un de la terre soit monté au ciel. »

J’ai dit : « Peut-être que ce sage l’a fait sans que cela te parvienne ? »Il dit : « Même si cela m’était parvenu, je ne l’aurais pas cru. »

J’ai dit : « Je vais suivre ton raisonnement, supposons qu’il soit monté au ciel, aurait-il dû suivre chaque constellation de ces constellations, chaque étoile de ces étoiles, de son lever à son coucher, puis passer à l’autre et faire de même jusqu’à ce qu’il les parcoure toutes ? Car certaines parcourent le ciel en trente ans, d’autres en moins de temps. Aurait-il dû parcourir les régions du ciel pour connaître les levers et couchers des bons et mauvais augures, les lents et les rapides, pour les compter ? »

« Supposons qu’il ait pu faire cela et qu’il ait terminé ce qu’il y avait dans le ciel, aurait-il pu établir un calcul du ciel pour maîtriser le calcul de la terre et ce qui est en dessous ? Car leurs chemins sous la terre sont différents de ceux dans le ciel. Il n’aurait pas pu établir leurs calculs, détails et heures sans connaître ce qui est caché sous la terre parmi eux. Il devrait savoir à quelle heure de la nuit elle se lève, combien de temps elle reste sous terre, et à quelle heure du jour elle se couche car il ne les voit pas, ni ce qui se lève parmi elles ni ce qui se couche. Il doit y avoir un seul savant qui les connaît, sinon le calcul ne serait pas bénéfique. Ou bien tu prétends que ce sage est entré dans les ténèbres des terres et des mers et a parcouru les chemins des étoiles, du soleil et de la lune comme il a parcouru le ciel jusqu’à connaître leurs secrets et ce qui est sous la terre comme il a observé dans le ciel. »

Il dit : « T’ai-je jamais répondu que quelqu’un de la terre est monté au ciel et a pu faire cela pour que je dise qu’il est entré dans les ténèbres des terres et des mers ? »

J’ai dit : « Comment cette connaissance que tu prétends que les sages parmi les gens ont établie et à laquelle toutes les personnes sont soumises est-elle apparue et comment ont-ils connu ce calcul, qui est plus ancien qu’eux ? »

 

 

Il dit : « Je ne trouve pas juste de dire que quelqu’un de la terre a établi la connaissance de ces étoiles suspendues dans le ciel. »

J’ai dit : « Tu dois donc dire qu’il a été enseigné par un sage connaissant l’ordre du ciel et de la terre et les dirigeant. »

Il dit : « Si je dis cela, j’admets ton Dieu que tu prétends être dans le ciel. »

J’ai dit : « Tu m’as concédé que le calcul de ces étoiles est vrai et que toutes les personnes sont nées sous elles. »Il dit : « Le doute n’est pas à ce sujet. »

J’ai dit : « De même, tu m’as concédé qu’aucun habitant de la terre n’a pu disparaître avec ces étoiles, le soleil et la lune à l’ouest pour connaître leurs parcours et se lever avec elles à l’est. »Il dit : « Monter au ciel est différent de cela. »

J’ai dit : « Je ne vois pas comment tu peux éviter de prétendre que l’enseignant de cela vient du ciel. »

Il dit : « Si je dis qu’il n’y a pas d’enseignant pour ce calcul, j’ai alors dit autre chose que la vérité. Si je prétends que quelqu’un de la terre connaît ce qui est dans le ciel et sous la terre, j’ai tort, car les habitants de la terre ne peuvent pas connaître ce que tu as décrit sur ces étoiles et constellations par l’observation et la proximité. Ils ne peuvent pas, car la connaissance des habitants du monde ne se fait que par les sens. Les sens ne perçoivent pas la connaissance de ces étoiles que tu as décrites car elles sont suspendues dans le ciel, et les sens ne font que les observer lorsqu’elles se lèvent et se couchent. Quant à leur calcul, leurs détails, leurs mauvais et bons augures, leurs lenteurs et leurs rapidités, leurs rétrogradations et leurs avancées, comment les sens peuvent-ils les percevoir ou les déduire ? »

J’ai dit : « Dis-moi, si tu étais un étudiant cherchant à apprendre ce calcul, préfèrerais-tu l’apprendre des habitants de la terre ou des habitants du ciel ? »

Il dit : « Des habitants du ciel, car les étoiles y sont suspendues et les habitants de la terre ne les connaissent pas. »

J’ai dit : « Comprends et réfléchis attentivement, n’admets-tu pas que puisque tous les habitants du monde naissent sous ces étoiles avec leurs mauvais et bons augures, elles existaient avant les gens ? »

Il dit : « Je ne peux pas m’empêcher de dire cela. »

J’ai dit : « Ne devrais-tu pas admettre que ta déclaration selon laquelle les gens ont toujours existé est réfutée par le fait que les étoiles existaient avant eux, les gens sont venus après elles. Si les étoiles ont été créées avant les gens, tu dois admettre que la terre a été créée avant eux. »

Il dit : « Pourquoi prétends-tu que la terre a été créée avant eux ? »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que si Dieu n’avait pas fait de la terre un lit et un lieu de repos pour Ses créatures, ni les gens ni les autres êtres ne pourraient se tenir en l’air, sauf s’ils avaient des ailes ? »

Il dit : « Que leur serviraient des ailes s’ils n’avaient pas de subsistance ? »

J’ai dit : « Doutes-tu donc que les gens soient venus après la terre et les constellations ? »

Il dit : « Non, j’en suis certain. »

J’ai dit : « Je vais te montrer autre chose. »

Il dit : « Cela dissipera davantage mes doutes. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que ces étoiles, le soleil et la lune tournent autour de cette sphère céleste ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « N’était-ce pas la base de ces étoiles ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Je pense que ces étoiles, que tu prétends être les points de naissance des gens, ont été placées après cette sphère céleste, car elles tournent avec elle, descendant et montant. »

Il dit : « Tu as apporté un argument clair, il ne fait aucun doute pour une personne sensée que la sphère céleste autour de laquelle tournent les étoiles est leur base, car elles ne bougent qu’avec elle. »

J’ai dit : « Tu admets donc que le Créateur des étoiles, qui sont les points de naissance des gens, avec leurs bons et mauvais augures, est le Créateur de la terre, car s’Il ne les avait pas créées, il n’y aurait pas eu de procréation. »

Il dit : « Je ne vois pas d’autre choix que de te répondre par l’affirmative. »

J’ai dit : « Ton esprit ne devrait-il pas te guider pour comprendre que seul Celui qui a créé la terre et les créatures, le soleil, la lune et les étoiles, est capable de créer le ciel, et que sans le ciel et ce qu’il contient, les créatures de la terre périraient ? »

Il dit : « Je témoigne que le Créateur est unique, sans aucun doute, car tu m’as apporté un argument clair pour mon esprit et qui réfute mon argument. Je ne vois pas comment celui qui a établi ce calcul et enseigné ces étoiles pourrait être quelqu’un de la terre, car elles sont dans le ciel. De plus, il ne connaît ce qui est sous la terre que celui qui connaît ce qui est dans le ciel. Mais je ne comprends pas comment les habitants de la terre ont acquis cette connaissance céleste, au point que leur calcul soit précis et correct comme je l’ai vu. Si je ne connaissais pas ce calcul, je l’aurais nié et t’aurais dit qu’il était faux dès le départ, ce qui aurait été plus facile pour moi. »

J’ai dit : « Donne-moi un engagement, si je te fournis des preuves à partir de ce fruit de myrobolan dans ta main et de la médecine que tu pratiques, toi et tes ancêtres, qui montrent que ce fruit de myrobolan et des médicaments similaires sont liés au ciel, que tu accepteras la vérité et seras juste envers toi-même. »

Il dit : « C’est d’accord. »

J’ai dit : « Les gens vivaient-ils sans connaître la médecine et ses bienfaits à partir de ce fruit de myrobolan et d’autres similaires ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Comment ont-ils été guidés vers cela ? »

Il dit : « Par l’expérience et de longues observations. »

J’ai dit : « Comment leur est-il venu à l’esprit de l’expérimenter ? Comment ont-ils pensé que cela pourrait être bénéfique pour le corps alors qu’ils n’y voyaient que du mal ? Comment ont-ils décidé de chercher ce qu’ils ne connaissaient pas et que les sens ne pouvaient pas leur indiquer ? »

Il dit : « Par des expériences. »

J’ai dit : « Parle-moi de celui qui a établi cette médecine et décrit ces médicaments dispersés entre l’Est et l’Ouest. Ne devait-il pas être un homme sage de l’une de ces régions ? »

Il dit : « Cela doit être ainsi. Un homme sage a dû établir cela, et rassembler d’autres sages pour examiner et réfléchir à cela avec leurs esprits. »

J’ai dit : « Il semble que tu veuilles être juste envers toi-même et tenir ta promesse. Dis-moi, comment ce sage a-t-il acquis cette connaissance ? Supposons qu’il ait connu les remèdes de son pays et le safran de Perse. Penses-tu qu’il a suivi toutes les plantes de la terre, goûtant chaque arbre jusqu’à tout connaître ? »

« Ton esprit te guide-t-il à penser que des hommes sages ont pu parcourir toute la Perse et ses plantes, arbre par arbre, jusqu’à connaître cela par leurs sens et découvrir cet arbre qui contient certains des ingrédients de ces médicaments que leurs sens ne pouvaient pas percevoir ? »

« Supposons qu’il ait trouvé cet arbre après l’avoir recherché et parcouru tous les arbres et plantes de Perse, comment a-t-il su que ce ne serait pas un remède tant qu’il n’ajoutait pas le fruit de myrobolan de l’Inde, le mastic de Rome, le musc du Tibet, la cannelle de Chine, la racine de bistorte des Turcs, l’opium d’Égypte, l’aloès du Yémen, le borax d’Arménie, et d’autres mélanges de médicaments venant des extrémités de la terre ? »

« Comment a-t-il su que certains de ces médicaments, bien que différents et variés, seraient bénéfiques ensemble et inefficaces séparément ? Comment a-t-il découvert les lieux de ces remèdes, tous différents, dans des pays éloignés ? Il y a des racines, des écorces, des feuilles, des fruits, des jus, des liquides, des gommes, des huiles, certains sont pressés et cuits, d’autres pressés mais non cuits, nommés dans des langues diverses, certains ne sont utiles que lorsqu’ils sont combinés, et ne deviennent des médicaments qu’ensemble. Il y a aussi les bile des prédateurs et des animaux terrestres et marins. Les habitants de ces régions sont en guerre les uns avec les autres, parlant des langues différentes, s’opposant mutuellement, et se combattant par le meurtre et la capture. Ce sage a-t-il parcouru ces pays pour apprendre chaque langue, voyager partout, recherchant ces remèdes d’est en ouest, en sécurité et en bonne santé, sans craindre ni tomber malade, intact et sans être blessé, vivant sans mourir, guidé sans s’égarer, allant directement sans dévier, se souvenant sans oublier, énergique sans se lasser, connaissant leurs saisons et lieux de croissance malgré leur mélange, différence de nature, de couleur et de nom, les décrivant toutes par leur apparence et leur caractéristique ? »

« Ou ce sage devait-il suivre tous les arbres et herbes du monde, chaque arbre, chaque feuille, chaque chose ? Supposons qu’il ait trouvé l’arbre qu’il cherchait, comment ses sens lui ont-ils indiqué qu’il serait utile comme médicament, alors que les arbres varient en douceur, acidité, amertume et salinité ? »

« Si tu dis qu’il a demandé dans ces pays et travaillé par enquête, comment pourrait-il demander ce qu’il n’a pas vu ni perçu avec ses sens ? Comment trouverait-il quelqu’un pour lui parler de cet arbre dans une langue qu’il ne parle pas et ne comprend pas, parmi tant de choses ? »

« Supposons qu’il ait réussi, comment a-t-il connu ses bienfaits et ses méfaits, ses effets apaisants et excitants, son caractère froid ou chaud, doux ou amer, épicé, doux ou fort ? Si tu dis par conjecture, cela ne peut être compris ou connu par la nature et les sens. Si tu dis par expérience et consommation, il aurait dû mourir dès qu’il a bu et expérimenté ces médicaments sans en connaître les bienfaits et les méfaits, car la plupart sont des poisons mortels. »

« Si tu dis qu’il a voyagé dans chaque pays et vécu avec chaque peuple pour apprendre leurs langues et tester ses médicaments sur eux, tués les uns après les autres, il n’aurait pas pu connaître un seul médicament sans avoir tué beaucoup de gens. Les habitants de ces pays qu’il a tués pour ses expériences ne lui auraient pas obéi ni permis de rester parmi eux. Supposons qu’ils l’aient laissé faire, sans l’empêcher, comment a-t-il pu mélanger les médicaments, connaître leurs proportions et poids, et prendre leurs doses exactes en grammes et carats ? »

« Supposons qu’il ait fait tout cela, avec la plupart de ces médicaments étant des poisons mortels, dont une dose excessive tuerait et une dose insuffisante serait inefficace. Supposons qu’il ait tout parcouru, traversant les extrémités de la terre, vivant longtemps pour suivre chaque arbre et chaque endroit, comment a-t-il suivi ce qui n’était pas inclus, comme la bile des oiseaux, des prédateurs et des animaux marins ? »

« Devait-il suivre tous les oiseaux du monde, les prédateurs et les animaux, les tuant et testant leur bile, comme il a recherché ces remèdes à travers les expériences, comme tu l’as prétendu ? »

« Si c’était le cas, comment les animaux auraient-ils survécu et se seraient-ils reproduits ? Ils ne sont pas comme les arbres, si l’on coupe un arbre, un autre pousse. »

« Supposons qu’il ait suivi tous les oiseaux du monde, que ferait-il des animaux marins qu’il aurait dû suivre mer par mer, animal par animal, jusqu’à tout connaître, comme il a fait avec tous les remèdes du monde qu’il a recherchés et connus, les cherchant dans les profondeurs de l’eau ? »

« Peu importe ce que tu ignores à ce sujet, tu ne peux pas ignorer que tous les animaux marins sont sous l’eau. L’esprit et les sens peuvent-ils indiquer que cela peut être connu par la recherche et les expériences ? »

Il dit : « Tu m’as acculé, je ne sais pas quoi te répondre !»

J’ai dit : « Je vais te donner d’autres exemples, plus clairs et plus évidents que ce que je t’ai raconté. Ne sais-tu pas que ces remèdes, composés de plantes médicinales et de bile d’oiseaux et de prédateurs, ne deviennent des médicaments qu’après avoir été combinés ? »Il dit : « C’est exact. »

J’ai dit : « Dis-moi, comment les sens de ce sage ont-ils déterminé les proportions de ces médicaments en grammes et carats ? Tu es l’un des plus savants en la matière, car ta profession est la médecine. Dans un seul médicament, tu mets 400 grammes d’une substance, quelques grammes et carats d’une autre, jusqu’à obtenir une dose précise. Si tu donnes cette dose à un patient souffrant de colique, elle contractera son ventre, mais si tu donnes plus à un autre, elle détendra son ventre et le relâchera. Comment ses sens ont-ils compris cela ? »

« Comment ses sens ont-ils su que ce qui est donné pour un mal de tête ne descend pas aux jambes, alors que descendre est plus facile que monter ? Et ce qui est donné pour un mal de pieds ne monte pas à la tête, alors qu’il est plus proche de la tête lorsqu’il monte ? »

« Chaque médicament administré pour un organe spécifique ne suit que le chemin des veines qui lui sont destinées, et tout cela va à l’estomac avant de se répartir. Pourquoi ce qui doit monter ne descend-il pas et ce qui doit descendre ne monte-t-il pas ? »

« Comment les sens ont-ils compris cela, sachant que ce qui est bon pour l’oreille n’est pas bon pour l’œil et ce qui est bon pour l’œil n’aide pas pour un mal d’oreille ? De même, chaque médicament pour chaque organe spécifique atteint son but précis. »

« Comment les esprits, la sagesse et les sens ont-ils compris cela alors qu’il est caché dans le corps, les veines dans la chair, recouvertes de peau, non perçues par l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher ou le goût ? »

Il dit : « Tu as évoqué quelque chose que je connais, mais nous disons que le sage qui a établi ces médicaments et leurs mélanges, lorsqu’il donnait un médicament à quelqu’un et que celui-ci mourait, ouvrait son ventre, suivait ses veines, observait les chemins de ces médicaments et trouvait les endroits où ils allaient. »

J’ai dit : « Dis-moi, ne sais-tu pas que lorsque le médicament entre dans les veines, il se mélange au sang et devient une seule chose ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que lorsqu’une personne meurt, son sang refroidit et coagule ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Comment ce sage a-t-il identifié son médicament administré au patient, après qu’il soit devenu épais et mélangé, sans distinction de couleur autre que celle du sang ? »

Il dit : « Tu m’as mis sur une voie difficile, comme jamais auparavant, et tu as présenté des arguments que je ne peux pas réfuter. »

J’ai dit : « Dis-moi alors, comment les gens ont-ils connu ces médicaments bénéfiques pour eux, les ont-ils mélangés et recherché leurs ingrédients dans ces pays dispersés, connaissant leurs emplacements et leurs sources dans des lieux différents, ce qui convient parmi leurs racines, leurs poids en grammes et carats, les pierres et les bile de prédateurs et autres ingrédients ? »

Il dit : « Je suis incapable de te répondre en raison de la complexité de tes questions et de la manière dont tu m’as poussé à admettre quelque chose qui ne peut être connu par les sens, ni par l’analogie et la comparaison. Il doit y avoir quelqu’un qui a établi ces médicaments, car ils ne se sont pas créés eux-mêmes, ni ne se sont réunis sans l’intervention de quelqu’un après les avoir connus. Dis-moi, comment les gens ont-ils appris ces médicaments bénéfiques pour eux, les ont-ils mélangés et recherchés dans ces pays dispersés ? »

J’ai dit : « Je vais te donner une parabole et te fournir une preuve pour que tu connaisses celui qui a établi ces médicaments, qui a indiqué ces remèdes variés, qui a construit le corps et établi les veines par lesquelles le médicament atteint la maladie. »

Il dit : « Si tu fais cela, je ne pourrai que m’y soumettre. »

 

J’ai dit : « Imagine un homme qui a créé un grand jardin, construit un mur solide autour, puis planté des arbres fruitiers, des fleurs et des herbes, prenant soin de les arroser et de les entretenir, et les protégeant de tout ce qui pourrait leur nuire, de sorte qu’il connaît chaque type d’arbre, de fruit et d’herbe dans le jardin. Lorsque les arbres portent leurs fruits, que les fruits mûrissent et que les herbes fleurissent, tu lui demandes de te donner un certain fruit ou une certaine herbe, en les nommant. Penses-tu qu’il serait capable de se rendre directement à l’arbre ou à l’herbe que tu as demandée, sans revenir en arrière ni être distrait par quoi que ce soit d’autre, et de te les apporter, qu’ils soient près ou loin dans le jardin ?

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Et si le propriétaire du jardin te disait, lorsque tu lui demandes un fruit : ‘Entre dans le jardin et prends ce dont tu as besoin, car je ne peux pas le faire’, serais-tu capable d’aller directement à l’arbre sans tourner à droite ni à gauche jusqu’à atteindre l’arbre et cueillir le fruit ? »

Il dit : « Comment pourrais-je le faire alors que je ne sais pas où se trouve cet arbre dans le jardin ? »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que tu ne pourrais pas la trouver sans errer dans tout le jardin, inspectant arbre par arbre, fruit par fruit, jusqu’à ce que tu trouves l’arbre que tu cherches grâce à tes sens, et si tu ne le trouves pas, tu te détourneras ? »

Il dit : « Comment pourrais-je le faire alors que je n’ai pas vu où elle a été plantée, ni où elle a poussé, ni où son fruit a mûri ? »

J’ai dit : « Il est logique que, lorsque tes sens sont incapables de trouver cela, tu comprennes que celui qui a planté ce grand jardin entre l’Est et l’Ouest et y a planté ces arbres et ces herbes est celui qui a guidé le sage que tu prétends avoir établi la médecine vers ces remèdes et leurs emplacements en Orient et en Occident. Il est également logique que tu déduises par ton esprit qu’il est celui qui les a nommés et a nommé leurs lieux comme le propriétaire du jardin connaît l’arbre qu’il a planté. De même, il est cohérent et approprié que le planteur et le guide de ces plantes soit également celui qui connaît leurs bienfaits et leurs méfaits, leurs poids en grammes et en carats. »

Il dit : « C’est exactement comme tu le dis. »

J’ai dit : « Si le créateur du corps, avec ses nerfs, sa chair, ses intestins et ses veines qui transportent les médicaments à la tête, aux pieds et ailleurs, était différent du créateur du jardin et des plantes médicinales, aurait-il connu leurs poids en grammes et en carats, ce qui convient à chaque maladie, et ce qui est absorbé dans chaque veine ? »

Il dit : « Comment pourrait-il connaître cela ou en être capable alors que cela ne peut être perçu par les sens ? Seul celui qui a planté le jardin et connaît chaque arbre et chaque herbe, avec leurs bienfaits et leurs méfaits, devrait le savoir. »J’ai dit : « Ne devrais-tu pas admettre que le créateur doit être unique ? »

« S’il y avait deux créateurs, l’un créant le médicament et l’autre le corps et la maladie, le planteur des plantes médicinales ne pourrait pas savoir comment administrer son remède à la maladie dans le corps, qu’il ne connaît pas, et le créateur du corps ne saurait pas quels remèdes conviennent à cette maladie parmi ces plantes. Mais comme le créateur de la maladie et du remède est unique, il a dirigé le médicament dans les veines qu’il a créées et formées, pour atteindre la maladie qu’il a connue et déterminée. Il connaissait leurs compositions, leur chaleur, leur froid, leur douceur, leur intensité, et les doses nécessaires en carats et en grammes, ce qui monte à la tête, ce qui descend aux pieds et ce qui se diffuse ailleurs. »

Il dit : « Je n’en doute pas, car si le créateur du corps n’était pas le créateur des plantes médicinales, aucun d’eux ne pourrait savoir ce que tu as décrit. »

J’ai dit : « Celui qui a guidé le sage que tu as décrit, le premier à mélanger ces médicaments et à indiquer les plantes médicinales dispersées entre l’Est et l’Ouest, et qui a établi cette médecine comme je l’ai décrit, est le propriétaire du jardin entre l’Est et l’Ouest. Il est le créateur du corps, et il a guidé le sage par révélation sur les caractéristiques de chaque arbre et leur emplacement, ce qui convient parmi leurs racines, fruits, huiles, feuilles, bois et écorce. De même, il lui a montré leurs poids en grammes et carats et ce qui est bon pour chaque maladie. Il est également le créateur des prédateurs, des oiseaux et des animaux dont les bile sont bénéfiques et font partie de ces médicaments. S’il n’était pas leur créateur, il ne saurait pas quels bile sont bénéfiques et lesquels sont nocifs, et ce qui doit être inclus parmi les médicaments. Comme le créateur, exalté et glorifié soit-Il, est unique, il a indiqué ce qui est bénéfique en nommant ce qui devait être connu et en laissant ce qui n’était pas utile. Ainsi, le sage a appris quels prédateurs, animaux et oiseaux étaient bénéfiques et lesquels ne l’étaient pas. Sans que le créateur de ces choses les ait guidés, ils n’auraient pas su. »

 

Il dit : « C’est exactement comme tu le dis, et les sens et les expériences sont devenus sans valeur devant ces caractéristiques. »

 

J’ai dit : « Maintenant que tu es convaincu, examinons avec nos esprits et nos sens : est-il logique que le créateur de ce jardin, qui a planté ces arbres, créé ces animaux, oiseaux et humains pour leur bénéfice, ait fait cela dans une terre qui n’est pas la sienne, pouvant être empêché quand il le souhaite ? »

Il dit : « La terre où ce grand jardin a été créé et où ces arbres ont été plantés ne doit appartenir qu’au créateur de cette création et être sous son contrôle. »

J’ai dit : « Ainsi, la terre aussi appartient au propriétaire du jardin, car ces choses sont interconnectées. »

Il dit : « Cela ne fait aucun doute. »

J’ai dit : « Dis-moi honnêtement, ne sais-tu pas que ce jardin et toute la grande création qu’il contient – humains, animaux, oiseaux, arbres, plantes médicinales, fruits, etc. – ne peuvent survivre sans être irrigués par de l’eau, car rien ne peut vivre sans elle ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Penses-tu que le créateur de ce jardin et de toute la création qu’il contient soit unique, mais que le créateur de l’eau soit différent, pouvant retenir l’eau du jardin quand il le souhaite et la libérer quand il le souhaite, perturbant ainsi le créateur du jardin ? »

Il dit : « Le créateur de ce jardin, de toute cette création abondante, et planteur de ces arbres ne peut être que le premier gestionnaire, et cette eau ne doit appartenir à personne d’autre. Je suis convaincu que celui qui fait couler cette eau de ses terres et montagnes pour le jardinier de ce jardin et ce qu’il contient de créatures est le même, car si l’eau appartenait à un autre, le jardin et tout ce qu’il contient périraient. Mais il a créé l’eau avant de planter et de semer, et ainsi les choses se sont maintenues et ont prospéré. »

J’ai dit : « Si ces eaux qui se déversent dans le jardin n’avaient pas de lieu où elles pourraient s’écouler lorsque leur quantité excède ce qui est nécessaire pour l’irrigation, inondant le jardin, ne détruirait-elles pas ce qu’il contient, comme elles périraient si elles n’avaient pas d’eau ? »

Il dit : « Oui, mais je ne sais pas, peut-être que cette mer n’a pas de limite et qu’elle a toujours existé. »

J’ai dit : « Tu as admis que sans la mer, où les eaux excédentaires s’écoulent, le jardin périrait. »

Il dit : « En effet. »

J’ai dit : « Je vais te dire quelque chose qui te convaincra que le créateur de la mer est le créateur du jardin et de tout ce qu’il contient, qu’il l’a rendue un réceptacle pour les eaux du jardin et a mis en elle des avantages pour les gens. »

Il dit : « Assure-moi de cela comme tu l’as fait pour le reste. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que l’excès d’eau dans le monde finit dans la mer ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « L’as-tu déjà vu augmenter malgré la grande quantité d’eau et les pluies successives au-delà de sa limite habituelle ? Ou l’as-tu vu diminuer en période de pénurie d’eau, de chaleur intense et de sécheresse sévère ? »

Il dit : « Non. »

J’ai dit : « Cela ne devrait-il pas te montrer par la raison que son créateur, le créateur du jardin et de tout ce qu’il contient, est unique, et qu’il a fixé une limite qu’elle ne dépasse pas, qu’il y ait beaucoup d’eau ou peu ? De plus, il est évident que les vagues de la mer atteignent la hauteur des montagnes, dominant les plaines et les montagnes. Si elles n’étaient pas retenues et limitées aux endroits ordonnés, elles submergeraient le monde. Mais lorsqu’elles atteignent ces endroits prédéterminés, elles se calment et s’abaissent. »

Il dit : « C’est exactement comme tu l’as décrit. J’ai observé tout ce que tu as mentionné, et tu m’as donné des preuves et des signes clairs que je ne peux pas nier. »

J’ai dit : « Je vais te donner d’autres preuves montrant que la création est interconnectée et que cela vient d’un gestionnaire sage, omniscient et tout-puissant. Ne sais-tu pas que la majorité du jardin n’est pas arrosée par des rivières et des sources, et que la plupart des plantes médicinales et des herbes du jardin, ainsi que la nourriture des animaux, des bêtes sauvages et des oiseaux dans les prairies sans sources ni rivières, sont arrosées par les nuages ? »

Il dit : « Oui. »

 

J’ai dit : « La raison et les sens, que tu prétends être les seuls moyens de connaissance, ne te montrent-ils pas que si les nuages, qui transportent de l’eau vers les villes et les endroits où l’eau des sources et des rivières n’atteint pas et où se trouvent des plantes médicinales, des herbes, des arbres et des créatures, appartenaient à quelqu’un d’autre que le propriétaire du jardin, il pourrait retenir l’eau du jardin quand il le souhaite ? Le créateur du jardin craindrait alors pour la survie de ses créatures, car le propriétaire de la pluie pourrait retenir l’eau, essentielle à la vie des créatures. »

 

Il dit : « Ce que tu dis est clair et cohérent. Le créateur de ce jardin, de cette terre, de ces créatures, qui a créé pour elles cet écoulement, et a fait pousser en elle ces fruits divers, ne peut être que le créateur du ciel et des nuages, envoyant de l’eau de là où il le souhaite pour arroser le jardin et faire vivre les créatures, les arbres, les animaux et les herbes qu’il contient. J’aimerais cependant que tu me donnes une preuve supplémentaire pour renforcer ma certitude et dissiper mes doutes. »

J’ai dit : « Je vais te donner cette preuve, si Dieu le veut, en partant de ton myrobolan et de son lien avec le jardin, ainsi que de ce qui y est relié aux phénomènes célestes, afin que tu saches que cela provient d’un gestionnaire sage et omniscient. »

Il dit : « Comment me donneras-tu une preuve qui dissipera mes doutes à partir du myrobolan ? »

J’ai dit : « En te montrant la perfection de sa fabrication, la complexité de sa structure, la connexion entre ses racines et ses branches, et la nécessité de chacune de ces parties, jusqu’à leur lien avec le ciel. »

Il dit : « Si tu me montres cela, je n’aurai plus de doutes. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que le myrobolan pousse dans la terre, que ses racines sont reliées à un tronc, que le tronc est relié aux branches, que les branches sont reliées aux rameaux, que les rameaux sont recouverts de bourgeons et de feuilles, et que l’ensemble est protégé par des feuilles qui le préservent de la chaleur et du froid ? »

Il dit : « Quant au myrobolan, il est clair pour moi que son écorce, ses racines et ses feuilles sont reliées, et qu’il pousse de la terre. Je témoigne que son créateur est unique et qu’il n’a pas de partenaire dans sa création, en raison de la perfection de sa fabrication, de la connexion de la création, de la cohérence de la gestion et de la précision du design. »

J’ai dit : « Si je te montre une gestion cohérente, sage et parfaite, équilibrée dans sa fabrication, nécessitant la collaboration de chaque partie et reliée à la terre d’où le myrobolan est sorti dans toutes ses conditions, reconnaîtras-tu son créateur ? »

Il dit : « Je ne douterai alors pas de l’unicité. »

J’ai dit : « Comprends bien ce que je vais te dire. Ne sais-tu pas que la terre est reliée à ton myrobolan, que ton myrobolan est relié à la poussière, que la poussière est reliée à la chaleur et au froid, que la chaleur et le froid sont reliés à l’air, que l’air est relié au vent, que le vent est relié aux nuages, que les nuages sont reliés à la pluie, que la pluie est reliée aux saisons, que les saisons sont reliées au soleil et à la lune, que le soleil et la lune sont reliés à la rotation du firmament, et que le firmament est relié à tout ce qui est entre le ciel et la terre ? Cette structure est visible, sa sagesse est évidente, sa conception est parfaite, sa gestion est précise, et tout cela est interconnecté entre le ciel et la terre. Chaque chose dépend de l’autre et aucune ne manque à son moment, car si une seule manquait à son moment, tous les êtres vivants et les plantes de la terre périraient. »

Il dit : « Ce sont là des signes clairs et des indications évidentes du bon fonctionnement, de la perfection de la création et de la gestion, ainsi que de la précision de la fabrication. Cependant, je ne suis pas sûr que ce que tu as laissé de côté soit relié à ce que tu as mentionné. »

J’ai dit : « Qu’ai-je laissé de côté ? »

Il dit : « Les gens. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que tout cela est relié aux gens, que le gestionnaire l’a mis à leur service, et que si une seule chose de ce que j’ai mentionné manquait, toute la création périrait, tout ce qui est dans le jardin disparaîtrait, et le myrobolan, que tu prétends avoir des bienfaits pour les gens, serait perdu ? »

Il dit : « Peux-tu m’expliquer ce point comme tu l’as fait pour les autres ? »

J’ai dit : « Oui, je vais te l’expliquer à partir de ton myrobolan, afin que tu témoignes que tout cela est au service des fils d’Adam. »

Il dit : « Comment cela ? »

J’ai dit : « Dieu a créé le ciel comme un plafond élevé, et sans cela, ses créatures seraient affligées par sa proximité, et le soleil les brûlerait par sa proximité. Il a créé pour eux des étoiles et des constellations pour les guider dans les ténèbres de la terre et de la mer, pour l’avantage des gens. Il a créé des étoiles pour connaître les fondements du calcul, elles sont des indications pour réfuter les sens et montrer l’existence de leur créateur qui les a enseignées à ses serviteurs. Ce savoir ne peut être atteint ni par l’intellect ni par les sens, ni par l’imagination, mais seulement par Dieu, le Puissant, l’Omnipotent, qui les a ordonnées. Il y a placé une lampe et une lune brillante, qui gravitent dans une orbite, se levant et se couchant, marquant les jours, les mois et les années, causes de l’hiver, de l’été, du printemps et de l’automne, des saisons aux activités variées. Leur origine est la variation entre le jour et la nuit ; si l’un d’eux était perpétuel, les moyens de subsistance ne subsisteraient pas. Le gestionnaire de ces choses a fait le jour pour voir et la nuit pour se reposer, y introduisant chaleur et froid en alternance. Si l’un d’eux persistait sans l’autre, aucun arbre ne pousserait, aucun fruit ne mûrirait, et la création périrait. Cela est lié aux vents, dispersés dans les quatre directions : froids pour rafraîchir les souffles, chauds pour féconder les corps et éloigner les maladies, humides pour humidifier les tempéraments, secs pour évaporer les humidités. Par eux, les nuages sont dispersés, se déployant dans le ciel comme le veut leur gestionnaire, devenant des morceaux dont la pluie descend avec une mesure déterminée pour une subsistance compréhensible, des provisions partagées, des délais écrits. Si cela était retardé, la création périrait et le jardin se dessécherait. Dieu fait descendre la pluie en son temps et saison, sur la terre qu’il a créée pour les fils d’Adam, la faisant un lit et une couche, la retenant pour qu’elle ne soit pas déplacée avec eux. Il a fait des montagnes ses pieux, y créant des sources pour irriguer ce qui pousse. Le jardin et la création ne peuvent se maintenir sans cela, et ne prospèrent que sur cette base, ainsi que les mers qu’ils naviguent, en tirant des ornements à porter et de la viande fraîche à manger. Ainsi, on sait que le Dieu de la terre et de la mer, du ciel et de la terre et de ce qui est entre eux est unique, vivant, subsistant, gestionnaire sage. S’il en était autrement, les choses divergeraient. De même, le ciel est semblable à la terre, d’où Dieu a fait sortir des grains, des raisins, des légumes, des olives, des palmiers, des jardins luxuriants, des fruits et des pâturages, dans une gestion ordonnée, avec des fleurs et des fruits formés pour la subsistance des fils d’Adam, un mode de vie qui soutient leurs corps et nourrit leurs bêtes. De ces animaux, Dieu a fait des laines, des fourrures et des poils pour des objets domestiques et des ustensiles pour un temps déterminé, pour profiter d’eux et les monter, une subsistance sans laquelle ils ne peuvent vivre, et une prospérité sans laquelle ils ne peuvent subsister. De même, ce que tu ignores est que tout sur terre se divise en deux : ce qui naît et ce qui pousse, l’un mangeant, l’autre étant mangé. La raison te montre que le créateur de l’un est le créateur de l’autre, en voyant la création de l’homme et la préparation de son corps pour désirer la nourriture, l’estomac pour moudre la nourriture, les veines pour distribuer l’essence de la nourriture, créant des intestins. Si le créateur de la nourriture était différent, il n’aurait pas fait les corps désirer la nourriture sans en avoir la capacité. »

Il dit : « Tu as décrit une réalité que je sais être celle d’un gestionnaire sage, subtil, puissant et omniscient. J’ai cru et accepté que le créateur est unique, loué soit-Il. Cependant, je doute que ces poisons mortels soient de Sa création, car ils sont nuisibles et non bénéfiques. »J’ai dit : « Penses-tu maintenant qu’ils ne sont pas créés par Dieu ? »

Il dit : « Oui, car les créatures sont Ses serviteurs et Il ne créerait pas ce qui leur nuit. »

J’ai dit : « Je vais te montrer quelque chose que tu comprendras, en prenant comme point de départ ton myrobolan et ta connaissance de la médecine. »Il dit : « Fais-le. »

J’ai dit : « Connais-tu une plante qui n’a aucune nuisance pour les créatures ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « Laquelle ? »

Il dit : « Ces aliments. »

J’ai dit : « N’est-ce pas cette nourriture que tu as décrite qui change leurs couleurs, provoque leurs douleurs, allant jusqu’à causer la lèpre, la vitiligo, la tuberculose, la jaunisse et d’autres maladies ? »

Il dit : « C’est vrai. »

J’ai dit : « Cet argument est donc réfuté. »

Il dit : « En effet. »

J’ai dit : « Connais-tu une plante qui n’a aucun bienfait ? »

Il dit : « Oui. »

J’ai dit : « N’est-ce pas cette plante qui est utilisée dans les médicaments pour traiter les douleurs de la lèpre, de la vitiligo, de la tuberculose et d’autres maladies, et pour combattre les maladies et éliminer les souffrances, ce que tu connais bien pour ta longue expérience dans la médecine ? »Il dit : « C’est vrai. »

J’ai dit : « Dis-moi, quel est selon toi le médicament le plus efficace contre les poisons mortels ? N’est-ce pas le contrepoison ? »

Il dit : « Oui, c’est le principal et le premier recours contre les morsures de serpents, les piqûres d’insectes et l’ingestion de poisons. »

J’ai dit : « Ne sais-tu pas que pour les médicaments élevés et les médicaments brûlants dans les mélanges de contrepoison, il faut les préparer avec des serpents venimeux ? »

Il dit : « Oui, c’est vrai, et le contrepoison efficace pour repousser les poisons mortels doit être préparé ainsi. Cet argument est donc réfuté pour moi. Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité en dehors d’Allah, l’Unique, sans partenaire. Il est le créateur des poisons mortels et des animaux venimeux, de toutes les plantes et arbres, le planteur et le cultivateur, le créateur des corps, le conducteur des vents, le soumetteur des nuages. Il est le créateur des maladies qui affectent l’homme, comme les poisons mortels qui circulent dans ses membres et ses os, et des remèdes qui les soignent, connaissant l’âme et la circulation du sang, ses divisions dans les veines, et sa connexion aux nerfs, aux membres, aux nerfs et au corps. Il connaît ce qui le soigne par la chaleur et le froid, connaissant chaque membre et ce qu’il contient. Il est celui qui a ordonné ces étoiles et leur calcul, et les connaît, indiquant leurs influences bénéfiques et maléfices et ce qui en résulte pour les naissances. La gestion est unique, ininterrompue entre le ciel et la terre et ce qu’ils contiennent. Explique-moi comment tu dis qu’il est le Premier et le Dernier, le Subtil, l’Informé, et ainsi de suite. »

J’ai dit : « Il est le Premier sans ‘comment’, et le Dernier sans fin, n’ayant aucun semblable. Il a créé la création et les choses à partir de rien, sans ‘comment’, sans traitement, sans souffrance, sans pensée, ni ‘comment’, tout comme il n’a pas de ‘comment’. Le ‘comment’ s’applique aux créatures, car il est le Premier sans commencement, sans ressemblance, sans semblable, sans contraire, sans égal. Il ne peut être perçu par la vue ni ressenti par le toucher, et ne peut être connu que par Sa création, exalté et glorifié soit-Il. »

Il dit : « Décris-moi Sa puissance. »

J’ai dit : « Notre Seigneur, exalté soit-Il, est appelé Puissant pour la grande et puissante création qu’il a faite, comme la terre et ce qu’elle contient de montagnes, mers, sables, arbres et créatures mouvantes, humaines et animales, la gestion des vents et des nuages lourds d’eau, le soleil et la lune avec leur grandeur et leur lumière, que les yeux ne peuvent percevoir ni mesurer, les étoiles mouvantes, la rotation du firmament, l’épaisseur du ciel, la grandeur de cette création immense, et le ciel suspendu au-dessus de nous, immobile dans l’air. Et ce qui est en dessous de la terre étendue et les créatures lourdes qu’elle porte, est immobile. Cependant, une partie peut être mise en mouvement tandis qu’une autre reste stable, ou une partie peut être engloutie tandis qu’une autre reste debout, montrant Sa puissance et nous indiquant par Ses actes Sa connaissance. C’est pourquoi Il est appelé Puissant, non pour une force de saisie connue des créatures. Si Sa puissance ressemblait à celle des créatures, cela impliquerait une ressemblance, et ce qui est susceptible d’augmentation est déficient, et ce qui est déficient n’est pas complet, et ce qui n’est pas complet est faible et incapable. Allah, exalté soit-Il, ne ressemble à rien. Nous disons simplement qu’Il est Puissant en raison de la création puissante, de même que nous disons qu’Il est Grand et Immense, sans que ces noms ne ressemblent à Allah, exalté soit-Il. »

Il dit : « Que dis-tu de ses attributs : Audient, Voyant, Savant ? »

 

J’ai dit : « Il est appelé ainsi, exalté soit-Il, car rien ne Lui est caché de ce que les yeux ne perçoivent pas, qu’il s’agisse de petits ou de grands objets, de détails ou de vastes choses. Nous ne disons pas qu’Il est Voyant avec un regard comme celui des créatures. Il est appelé Audient car il n’y a pas de conversation secrète entre trois sans qu’Il soit leur quatrième, ni entre cinq sans qu’Il soit leur sixième, ni moins ni plus que cela sans qu’Il soit avec eux, où qu’ils soient. Il entend les murmures secrets, le bruit des pas des fourmis sur une roche lisse, le battement des ailes des oiseaux dans l’air. Rien de ce qui est perçu par l’ouïe et la vue ne Lui est caché, ni ce qui n’est pas perçu par eux, qu’il soit grand ou petit, qu’il soit minuscule ou immense. Nous ne disons pas qu’Il est Audient et Voyant comme l’audition et la vue connues des créatures. De même, Il est appelé Savant car Il n’ignore rien. Rien ne Lui est caché ni sur terre ni dans le ciel. Il connaît ce qui est, ce qui n’est pas, et ce qui serait si cela était. Nous ne disons pas qu’Il est Savant par un instinct d’apprentissage comme les créatures. C’est le sens de son attribut Savant. Exalté soit-Il au-dessus des attributs des créatures. Celui qui se préserve des actions de ses créatures, voilà ce que cela signifie. Autrement, il n’y aurait pas de distinction entre Lui et ses créatures. Gloire à Lui, exaltés soient Ses noms. »Il dit : « Ce que tu dis est juste, et j’avais l’intention de poser cette question pour connaître la réponse en cas de besoin. Explique-moi encore afin que je puisse la comprendre, et elle sera une preuve claire pour le détracteur obstiné, le questionneur sceptique, ou l’aspirant chercheur, tout en offrant plus de compréhension aux croyants. »

 

« Explique-moi l’attribut de Subtil. Je comprends qu’il est lié à Ses actions, mais j’aimerais que tu l’expliques davantage. »

J’ai dit : « Nous l’appelons Subtil pour la création subtile qu’il a faite, et pour Sa connaissance des choses subtiles qu’Il a créées, comme les moustiques et les particules, et ce qui est plus petit qu’eux, que les yeux et les esprits ne peuvent presque pas percevoir à cause de leur petite taille, leurs yeux, leurs oreilles et leur forme. On ne peut distinguer, à cause de leur petitesse, le mâle de la femelle, ni le nouveau-né de l’ancien parent. Quand nous voyons cette subtilité dans leur petite taille, et que nous comprenons qu’ils ont de l’intelligence, le désir de se reproduire, l’instinct de fuir la mort, le soin de leur progéniture, la reconnaissance les uns des autres, qu’ils soient dans les profondeurs de la mer, les hauteurs du ciel, les déserts et les déserts, ou avec nous dans nos maisons, et qu’ils se comprennent mutuellement par leurs langages, comprennent leurs petits, transportent leur nourriture et leur eau, nous savons que leur Créateur est Subtil. Il est Subtil dans la création du subtil, comme nous l’appelons Puissant pour la création du puissant. »

Il dit : « Ce que tu dis est clair. Mais comment les créatures peuvent-elles porter les noms de Dieu, exalté soit-Il ? »

J’ai dit : « Dieu, exalté soit-Il, a permis aux gens de porter des noms et les leur a donnés. Par exemple, les gens appellent quelqu’un ‘unique’, et ils appellent Dieu ‘Unique’. Ils disent ‘puissant’ et Dieu, exalté soit-Il, est ‘Puissant’. Ils disent ‘créateur’ et Dieu est ‘Créateur’. Ils disent ‘pourvoyeur’ et Dieu est ‘Pourvoyeur’. Ils disent ‘audient’ et ‘voyant’ et Dieu est ‘Audient’ et ‘Voyant’. Si quelqu’un appelle une personne ‘unique’, c’est un nom avec une ressemblance. Dieu est ‘Unique’, c’est un nom pour Lui et rien ne Lui ressemble, le sens n’est donc pas le même. Les noms sont des désignations pour désigner. Nous voyons une personne comme unique quand elle est seule, mais nous savons que l’être humain en lui-même n’est pas unique en termes de signification, car ses membres sont différents, ses parties ne sont pas semblables, sa chair est différente de son sang, ses os sont différents de ses nerfs, ses cheveux sont différents de ses ongles, son noir est différent de son blanc. C’est pareil pour toutes les créatures. L’être humain est unique en nom mais pas en signification, en création ou en composition. Quand on parle de Dieu, Il est l’Unique qui n’a pas d’autre unique comme Lui, car Il n’y a pas de diversité en Lui. Il est, exalté soit-Il, Audient et Voyant, Puissant, Exalté, Sage, Savant. Loué soit Dieu, le meilleur des créateurs. »

Il dit : « Explique-moi les attributs : Compatissant, Miséricordieux, Sa satisfaction, Son amour, Sa colère et Son déplaisir. »

J’ai dit : « La miséricorde, telle qu’elle nous arrive, est de la compassion et de la générosité. La miséricorde de Dieu est Sa récompense pour Ses créatures. La miséricorde des créatures est de deux types : l’une provoque dans le cœur la compassion et la tendresse en voyant la souffrance et les besoins du miséricordieux, et l’autre est ce qui se produit après la compassion et la gentillesse envers le miséricordieux et la miséricorde de nous à leur égard. On peut dire : ‘Regarde la miséricorde de quelqu’un’, en parlant de l’acte qui a résulté de la tendresse dans le cœur de cette personne. Ce qui est attribué à Dieu, exalté soit-Il, est l’acte résultant de ces choses chez nous, mais le sentiment qui est dans le cœur est nié pour Dieu comme Il se l’est décrit. Il est Miséricordieux, non par une miséricorde de tendresse. Quant à la colère, chez nous, elle modifie nos tempéraments, fait parfois trembler nos articulations, change nos couleurs, et après cela, nous infligeons des punitions, appelées colère. C’est le langage humain courant. La colère est de deux types : l’une dans le cœur, et le sentiment dans le cœur est nié pour Dieu, exalté soit-Il. De même pour Sa satisfaction, Sa colère, et Sa miséricorde, ils sont attribués à Dieu, exalté soit-Il, sans aucune ressemblance ni comparaison. »

Il dit : « Parle-moi de Sa volonté. »

J’ai dit : « La volonté des créatures est une intention suivie d’une action visible. Quant à Dieu, exalté soit-Il, la volonté d’agir est de créer. Il dit seulement ‘Sois’ et cela est, sans effort ni comment. »

Il dit : « Tu as atteint ton objectif. Cela suffit pour celui qui a de la raison. Loué soit Dieu, Seigneur des mondes, qui nous a guidés loin de l’égarement, nous a protégés de le comparer à quelque chose de Sa création, et de douter de Sa grandeur, de Sa puissance, de Sa subtile création et de Sa domination. Exalté soit-Il, au-dessus des comparaisons et des oppositions, et Il est bien au-dessus des partenaires et des rivaux. »

 

Suite :

1. L’Unité dans le corps humain

2. L’Unité dans le règne animal

3. L’Unité dans la nature

4. L’Unité dans les questions existentielles

5. Démonstration de l’Unité par un fruit, le myrobolan

6. Pourquoi avons-nous cette forme ? (Dialogue entre un médecin Indien et un Sage instruit)